Nov 292011
 
Le mouvement d'occupation donne de l'audace aux organisations qui œuvrent pour le changement social partout sur la planète. Photos: N.Falcimaigne

Samedi de mobilisation à Montréal. Au lendemain de l’éviction des Indignés du Square Victoria, le second Sommet Génération d’idées (GEDI) et le premier Forum des Artisans du changement mobilisaient plus de 500 personnes. Pendant ce temps, une assemblée générale du mouvement Occupons Montréal réunissait également une foule considérable au pied de la tour de la Bourse. Ces trois visages du changement social se réclament d’une même volonté de passer des paroles à l’action.

La Place des Peuples (Square Victoria) avait pris un air sinistre en ce samedi matin. Un vent froid sifflait entre les arbres décharnés, qui se tiennent maintenant seuls là où, quelques heures auparavant, le petit village irréductible assiégeait encore la tour de la Bourse. « On est tristes, c’est notre maison qui a été détruite », confie Jeanne Létourneux, étudiante et membre de l’équipe de facilitation pour les assemblées générales. Pas pour longtemps : à midi, une assemblée générale s’y réunit pour planifier la poursuite du mouvement.

Occuper Montréal, sans camper

L’assemblée générale de samedi a décidé que des assemblées de quartier se tiendraient en plusieurs lieux tous les vendredis à 18h et qu’une assemblée générale hebdomadaire rassemblerait le mouvement sur la Place des Peuples le samedi à 12h, tandis que le dimanche serait consacré à la mise en action des décisions prises pendant ces assemblées.

Amir Khadir résume l’enjeu en entrevue vidéo:

Le député et porte-parole de Québec Solidaire, Amir Khadir, rencontré sur place, résume l’enjeu : « Comment peut-on vraiment penser qu’il y a une démocratie quand il y a des millions de gens qui peinent à survivre et une poignée de personnes qui possède des milliards de richesses et qui, non contents d’avoir le pouvoir économique, se sont emparés aussi de nos institutions démocratiques. C’est évident qu’il y a un message uniforme de la place Tahrir à la Place des Peuples, que le temps des dictatures est révolu, qu’elles soient militaires ou financières. »

Mme Létourneux, qui a animé l’assemblée, croit que le mouvement d’occupation donne de l’audace aux organisations qui œuvrent pour le changement social partout sur la planète. « C’est mondial, ça nous donne de l’énergie, on travaille ensemble. »

Les Artisans du changement s’organisent

Pendant ce temps, au pavillon des sciences de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le premier Forum des Artisans du changement (ne pas confondre avec l’émission du même nom) réunissait 215 participants, soit plus du double des attentes du groupe de cinq organisateurs et de dix bénévoles à l’origine de l’événement. Encore une fois, la mobilisation est sur toutes les lèvres.

« On est un terreau, lance Marie-Françoise Bunod Gentil, co-organisatrice. On propose l’espace et l’information qui peuvent inspirer les gens pour qu’ils se mobilisent dans leur milieu et qu’ils organisent des groupes de transition et des jardins communautaires en permaculture. » Outre ces deux thèmes centraux, les participants ont pu découvrir le leadership collaboratif, les écocommunautés et l’alimentation vivante, autant de sujets généralement peu connus par le grand public.

Marie-Andrée Mathieu, maraîchère du Potager enchanté, est venue d’Amqui en Gaspésie pour participer à ces discussions. « On sait qu’il va y avoir des changements… Comment nous, les humains, pourrons nous adapter pour survivre ? Ici, il y a des pistes, des outils et surtout du réseautage. On trouve dans cette journée la force de retourner chez soi avec une force d’amorcer ou de continuer des gestes concrets de changements positifs dans nos communautés. »

Génération d’actions, la suite

Toujours dans le même quadrilatère, au Palais des congrès, plus de 300 jeunes s’étaient rendus au second sommet Génération d’Idées. C’est à partir des conclusions du premier sommet, tenu à la même date l’an dernier, que les participants étaient invités à élaborer des solutions concrètes pour passer à l’action et s’engager à le faire. « Nous analysons ces questions-là avec nos propres yeux et on adopte des solutions qu’on peut mettre en œuvre nous-même », a témoigné Fimba Tankoano, participant.

D’autres participants ont déploré que les questions à discuter aient déjà été choisies, en fonction des échanges de l’an dernier. « J’ai quitté mon atelier de ce matin parce que c’était trop orienté », dénonce Martin Poirier, militant contre l’exploitation des hydrocarbures. L’atelier Ressources naturelles était régi par la question « Quel modèle pour l’exploitation des hydrocarbures et du minerai : nationalisation ou redevances ? », alors que l’exploitation elle-même ne fait pas l’objet d’un consensus au Québec.

Pour Suzanne Tremblay, mentor, il s’agit surtout d’une occasion d’écouter ce que les jeunes ont à dire. « Je trouve ça très stimulant de voir des jeunes, qu’on croit souvent cyniques et peu engagés, consacrer une fin de semaine pour réfléchir, discuter d’idées, chercher des solutions et les proposer. » Le rôle de mentor consiste à aider les jeunes participants à préciser leurs idées de solutions, en fonction de la réalité et de l’expérience acquise par les mentors dans l’espace public.

C’est à la tête d’une équipe d’une vingtaine de bénévoles que Paul St-Pierre-Plamondon a organisé ce deuxième forum. « On arrive à la limite du bénévolat », confie-t-il, essoufflé. Il faudra sans doute créer une organisation pour porter Génération d’idées vers l’avenir. Questionné sur les événements de la Place des Peuples, le jeune avocat salue le fait que les Indignés sont catalyseurs de changement et souligne que ce qu’ils disent est fondé, tout en précisant que l’approche GEDI n’est pas dans l’indignation. « On n’est pas dans la colère, on est à la recherche des solutions, mais il y a une complémentarité. Il y avait sept millions d’indignés au Québec quand on a appris le scandale de la construction », rappelle celui qui a lancé l’Opération balai devant l’Assemblée nationale.

Juil 032011
 

Halifax, journal EnsembleCréer des liens coop. C’est le thème du Congrès qui a réuni le mouvement coopératif canadien à Halifax du 27 au 29 juin dernier. Francophones et anglophones de partout au Canada ont consacré leur semaine à discuter ensemble de la création d’une organisation qui regrouperait tout le mouvement coopératif du Canada, sans distinction linguistique. Cette question soulève évidemment l’enjeu de la protection des minorités francophones. Le mouvement coopératif réussira-t-il à surmonter l’obstacle redouté par toute la classe politique canadienne ? Une occasion de vérifier si la coopération se passe de frontières.

« On parle ici de la création d'une nouvelle entité bilingue, qui pourrait parler d'une voix forte au niveau des gouvernements et qui pourrait mieux desservir, sans duplicata, les coopératives à travers le Canada. » - Marthe Hamelin, présidente du CCCM. - Photo: N.Falcimaigne

Les mouvements coopératifs francophone et anglophone canadiens n’avaient pas tenu un congrès conjoint depuis celui de 2008 à Winnipeg. Cette fois-ci, ce sont les membres du Conseil canadien de la coopération et de la mutualité (CCCM), de l’Association des coopératives du Canada (ACC), du Conseil coopératif acadien de la Nouvelle-Écosse (CCANÉ) et du Nova Scotia Co-operative Council (NSCC) qui ont délibéré ensemble. Lire la suite »

Juin 092011
 

Bruxelles, journal EnsembleLa Cour d’appel de Bruxelles a confirmé, le 5 mai dernier, le jugement intervenu en première instance en 2007, qui condamnait les pratiques de reproduction illégales en matière de droit d’auteur, de parties significatives d’articles de presse sur Google Actualités Belgique. Cette victoire de la presse doit beaucoup à la Société coopérative à responsabilité limitée Les Journaux Francophones Belges (JFB).

Le Soir, grand quotidien bruxellois, est membre de la coopérative des Journaux francophones belges (JFB). - Photo: N.Falcimaigne

Le Soir, important quotidien bruxellois, est membre de la coopérative. Son directeur général, Didier Hamman, voit dans le jugement une importante victoire collective. « Nous avons fait école dans l’ensemble du monde », s’exclame-t-il, avant d’ajouter que la protection des sources est un autre front sur lequel s’exerce la vigilance de la coopérative.

« Notre action a contribué au vote de la loi sur le secret des sources de 2005 qui est une des plus protectrices des droits des journalistes, renchérit Catherine Anciaux, juriste chez JFB. Nous avons pu, à différentes reprises, arrêter des projets de loi ou d’autres mesures dont les effets auraient pu être dramatiques pour le secteur. L’action menée contre Google a permis la reconnaissance officielle, à deux reprises déjà, des droits des éditeurs de presse sur leurs contenus et l’obligation d’une autorisation préalable avant l’utilisation de ceux-ci par des tiers. » Lire la suite »

Mai 082011
 

Montréal, journal EnsembleDu 19 au 21 mai, la ruralité débarque à Montréal. C’est au Complexe Desjardins que s’installera Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, un village de 1 124 habitants. Solidarité rurale du Québec, qui fête ainsi ses 20 ans, a poussé le concept jusqu’à l’élection d’un maire et l’édition d’un hebdomadaire régional. Le maire de Saint-Ailleurs, Paul-Albert Brousseau, a donc rencontré la presse cette semaine pour en faire l’annonce.

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse.
- Photo: N.Falcimaigne

« Nous sommes très fiers de notre petite localité, a déclaré le maire Brousseau. Pourtant, personne ne nous connaît. Alors nous prenons les grands moyens pour faire connaître notre village en le déménageant à Montréal. Saint-Ailleurs-de-l’Avenir deviendra ainsi le premier village au Québec, et probablement au monde, à profiter des services d’une station de métro! C’est dire toute notre volonté de partager avec les urbains l’effervescence de notre ruralité. » Lire la suite »

Nov 042010
 

Rimouski, journal Le Mouton NoirL’année 2010 pourrait être rétroactivement nommée « Année de l’énergie », tant cette question a marqué l’actualité. Inutile de mentionner la marée noire du golfe du Mexique, qui a fait couler presque autant d’encre que de pétrole. Plus près de nous, c’est l’appel d’offres communautaire en éolien, l’attribution des projets de minicentrales, l’exploration des gaz de schiste et le litige interprovincial autour du gisement pétrolier Old Harry qui ont fait la manchette. Pendant ce temps, il se développe une multitude de projets de valorisation de la biomasse, de biocarburants, de biométhanisation etc. Quoi de mieux qu’un Rendez-vous de l’énergie pour en discuter, et qui plus est, en direct de Rimouski les 18 et 19 novembre prochain.

Les Rendez-vous de l’énergie sont organisés partout au Québec à l’initiative du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde (INM). L’information recueillie servira à la préparation d’une consultation provinciale au printemps 2011 pour proposer des pistes d’action visant à accélérer la transition énergétique du Québec.

Un volumineux cahier de référence, élaboré par un comité scientifique et disponible en ligne, offre une analyse détaillée de la crise mondiale de l’énergie, avec force tableaux, cartes et graphiques, pour ensuite explorer les options qui s’offrent au Québec. Ce document grand public, qui vise à rendre accessibles des enjeux et des concepts éminemment complexes, recommande entre autres de miser sur le transport collectif, de réduire la consommation des véhicules et de l’énergie dans le bâtiment, de substituer des énergies renouvelables au pétrole et de « réinventer la ville et les cœurs villageois ».

Lire la suite »

Nov 112009
 

La victoire de Jean-Pierre Rioux et de Jean-Marie Lafrance le 1er novembre, à la mairie de Trois-Pistoles de Notre-Dame-des-Neiges, ne sonne pas le glas de cette campagne électorale faite de nombreux rebondissements. À Saint-Clément et Saint-Mathieu-de-Rioux, tous les sièges de conseillers ont été comblés mais plusieurs candidats convoitent la mairie.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Tel qu’en a fait état L’Horizon en ligne le 9 octobre dernier, les deux candidats à la mairie de Saint-Mathieu ont décidé d’attendre la reprise des procédures pour en découdre, le temps de constituer des équipes complètes.

C’est chose faite pour Alexandre Anctil, qui présente dans ses communications un alignement composé de Hugues Thériault, Éric Boucher, Michel Ouellet, Donald Tremblay et Lucie Malenfant. Puisqu’ils ont tous déjà été élus le 1er novembre, l’affaire pourrait sembler une formalité.

Toutefois, deux autres candidats restent en lice. Yvan S. Gagné, qui soutient avoir l’appui de plus de la moitié du conseil, compte sur la division du vote pour l’emporter. Le troisième candidat, Réal Côté, s’engage à travailler avec les conseillers élus, même s’ils auront soutenu un autre candidat.

À Saint-Clément, deux candidats ont finalement décidé de briguer les suffrages. Fabien Cayouette, conseiller de longue date, n’a pas sollicité d’appui officiel auprès des conseillers déjà élus, et n’a pas l’intention de promouvoir sa candidature même s’il confie que plusieurs personnes sont derrière lui. Il fera face à Richard April, qui indique bénéficier de l’appui de plus de la moitié des conseillers élus.

Les électeurs des deux municipalités seront appelés aux urnes le 29 novembre (et par anticipation le 22), conclusion de  cette campagne électorale qui réserve encore bien des surprises.

Nov 012009
 

C’est avec une confortable majorité de 235 voix que Jean-Marie Lafrance devient maire de Notre-Dame-des-Neiges (63,7 %). Les candidats qui l’ont soutenu sont presque tous élus, ainsi que le candidat indépendant Robert Forest et deux conseillers de l’équipe sortante. À Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux et presque toute son équipe sont réélus, ainsi que le candidat indépendant Maurice Vaney.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Un changement majeur se prépare pour Notre-Dame-des-Neiges. De l’équipe sortante, il ne reste que Carmen Nicole, élue sans opposition, et Nancy Lafond, réélue avec 73,9 % des voix face au candidat indépendant Claude Brière, qui ne s’était pas affilié à l’équipe de Jean-Marie Lafrance. Jean-Paul Rioux, qui soutenait le nouveau maire, était déjà élu par acclamation. Carmen Chamberland, de la même équipe, doit sa défaite à une seule voix qui a donné la victoire à Robert Forest, bien que tous deux aient devancé le candidat sortant Yvon Bélanger.

Les citoyens de Trois-Pistoles ont choisi de reporter au pouvoir le maire Jean-Pierre Rioux, qui récolte 54,8 % des suffrages devant Benoit Rheault, sur qui s’est porté le choix de 45,2 % des électeurs. Au total, l’équipe sortante est réélue avec une moyenne de 56,35 % des suffrages exprimés, certains conseillers ayant bénéficié d’une majorité beaucoup plus importante que celle du maire. Dans le quartier Nord, Maurice Vaney cause la surprise en l’emportant par 21 voix sur Alcide Devost et sur Langis Belzile, qui ne récolte que 23 % des votes.

Benoit Rheault s’est exprimé par voie de communiqué ce matin. Il se dit fier de sa performance et de celle des six candidats indépendants qui l’ont appuyé : « Nous avons eu du courage et je crois que cela a fait avancer la démocratie. »

Victoire du taux de participation

Dans les deux municipalités, cette élection a suscité beaucoup d’intérêt chez les citoyens. En témoigne le taux de participation, qui lors du vote par anticipation s’établissait déjà à 21 % à Trois-Pistoles et à 11 % à Notre-Dame-des-Neiges. Au final, 63,4 % des 2771 électeurs de Trois-Pistoles et 50,8 % des 1336 électeurs de Notre-Dame-des-Neiges se sont déplacés pour voter. Même au pays des « histoires pas possibles », il y a bien longtemps qu’une élection a soulevé tant de passion.

On peut expliquer cet engouement par l’importante polarisation des visions portées par les différentes équipes. À Notre-Dame-des-Neiges comme à Trois-Pistoles, on avait affaire à une équipe en place depuis longtemps, qui devait défendre son bilan face à une équipe émergente dont les idées étaient différentes sur plusieurs plans. Il n’est pas surprenant que les dossiers d’infrastructures aient constitué des enjeux majeurs dans les deux cas, au moment où toutes les municipalités du Québec font face à un sous-financement et à des besoins croissants.

Trois autres municipalités ont comblé des postes de conseillers

À Saint-Jean-de-Dieu, c’est Raymonde Cormier qui a été réélue à son poste de conseillère avec 72,7 % des voix (287 votes). Les électeurs de Sainte-Rita ont choisi Lorraine Malenfant à 54,5 % (126 votes) et Michel Colpron à 53,8 % (127 votes). Enfin, à Saint-Guy, le choix des électeurs s’est porté sur Bernard Paré (Candidat sortant) avec 59,7 % des voix (43 votes) et sur Clément Sirois avec 61,6 % des voix (45 votes).

Le taux de participation s’établit à près de 56 % des 131 électeurs inscrits à Saint-Guy, une des plus petites municipalités au Québec, qui comptait 89 habitants au recensement de 2006.

La campagne 2009 à L’Horizon

Cette campagne municipale est aussi marquée par la première couverture en temps réel par un média écrit local. L’Horizon a publié 12 articles qui tissent l’essentiel des débats autour desquels s’est joué le scrutin 2009, ainsi que des capsules vidéo par lesquelles les candidats pouvaient adresser directement leur message à la population. Ces cinq capsules vidéo ont été visionnées à plus de 450 reprises en un mois, soit plus d’un visionnement par 10 électeurs inscrits (4107 au total), ce qui confirme l’intérêt suscité par cette élection. Voici une rétrospective de la campagne à travers ces publications.

Oct 312009
 

Ce dimanche, les citoyens sont appelés à voter dans plusieurs municipalités de la région, aux bureaux de vote dont les coordonnées sont mentionnées sur l’avis transmis par le président d’élection à toutes les résidences de la municipalité au début de la période électorale. Pour permettre à chaque citoyen d’exercer son droit de vote, voici un rappel des informations importantes.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Pour voter

Le jour du scrutin, les bureaux de vote sont ouverts de 10 h à 20 h. Pour voter, l’électeur doit s’identifier en présentant, au choix, sa carte d’assurance maladie, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d’Indien ou sa carte d’identité des Forces canadiennes.

Le jour des élections, l’employeur doit accorder à ses employés au moins quatre heures consécutives pendant l’ouverture des bureaux de vote pour aller voter. Cela n’inclut pas le temps normalement accordé pour les repas.

Le personnel du bureau de vote peut fournir de l’aide aux électeurs incapables de marquer leur bulletin de vote. Les personnes ayant une déficience visuelle peuvent voter seules, en utilisant un gabarit qui leur sera remis. Elles seront informées de l’ordre dans lequel les noms des candidats figurent sur le bulletin. Enfin, les personnes sourdes ou malentendantes pourront être accompagnées d’un interprète.

Une élection qui marquera l’histoire

Dans la MRC des Basques, Les municipalités de Trois-Pistoles et de Notre-Dame-des-Neiges feront l’objet d’une élection chaudement disputée pour presque tous les postes. La force du vote par anticipation, dont se sont prévalu près d’un quart des électeurs, témoigne d’un intérêt marqué pour ce scrutin et pourrait indiquer une polarisation du vote entre des candidats aux visions très opposées. Dans les autres municipalités, quelques sièges de conseillers feront l’objet d’un vote : un à Saint-Jean-de-Dieu, deux à Sainte-Rita et deux à Saint-Guy.

Le jour du scrutin est un moment important pour la démocratie municipale, qui est aussi le palier de représentation le plus près des citoyens. « À mon sens, le vote est, collectivement, le plus influent des types de participation politique. […] C’est aussi la meilleure façon d’avoir une influence directe et concrète sur le pouvoir politique. », souligne Me Marcel Blanchet, directeur général des élections et président de la Commission de la représentation électorale.

Vidéos promotionnelles pour les jeunes

Afin de rejoindre les jeunes et pour les inciter à aller voter, la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent (CJBSL) a lancé une campagne promotionnelle. Cette campagne, intitulée C’est quoi que tu veux !, comprend trois capsules vidéo réalisées en région par la jeune équipe de Tortuga Films. Du 19 au 31 octobre, les trois capsules vidéos sont diffusées via les médias sociaux présents sur Internet comme Facebook, Youtube et Twitter. Elles sont également projetées dans les salles de cinéma grand public d’Amqui, Matane et Rimouski, à la coopérative Paradis (Rimouski), en plus des Ciné-club des Cégeps de Rimouski et Matane.

Les vidéos peuvent être visionnées sur le site de la CJBSL à l’adresse suivante : www.jeunessebsl.org/vote2009.

Dans le cadre de cette campagne publicitaire, un concours a également été lancé sur Facebook. En devenant fan de la page Facebook Si c’était moi qui décidais…, les 18-35 ans peuvent proposer des idées ou des vidéos qui exposent ce qu’ils feraient si c’était eux qui décidaient.

Voici l’une des capsules vidéo, qui met notamment en vedette Marilie Bilodeau, originaire de Trois-Pistoles :


Oct 282009
 

Le maire sortant de Notre-Dame-des-Neiges, qui vient de revenir dans la course à sa propre succession, réagissait hier aux propos tenus par son opposant, le candidat Jean-Marie Lafrance. En entrevue à L’Horizon, ce dernier affirmait lundi que M. Beaulieu avait trahi sa promesse de retirer sa candidature, après avoir tenté de l’inciter à ne pas faire campagne.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Gérard Beaulieu soutient qu’il avait bien promis à Jean-Marie Lafrance de lui laisser le champ libre, mais à la condition qu’il ne s’associe pas avec le groupe de citoyens qui s’était opposé aux orientations du conseil. M. Beaulieu identifie à ce groupe les candidats indépendants Gaston Rioux, Alain Théberge et Carmen Chamberland, qui soutiennent tous la candidature de Jean-Marie Lafrance. « Je ne pourrais me résoudre à appuyer un groupe qui s’est opposé à certaines décisions du conseil qui les concernaient personnellement », souligne Gérard Beaulieu.

Le candidat sortant a également tenu à réagir aux attaques de M. Lafrance, qui dénonçait son manque de transparence et son refus de consulter ses citoyens. Il balaie ces reproches du revers de la main, expliquant que le conseil municipal est élu pour décider. « Je ne vois pas pourquoi consulter la population tout le temps pour l’administration de la municipalité. » Selon lui, toutes les municipalités fonctionnent de la même manière, avec des réunions de travail où les discussions se font entre les membres du conseil, suivies de réunions publiques où les décisions se prennent officiellement. « M. Lafrance, lui, il veut faire les réunions de travail en public », s’étonne-t-il tout en reprochant à Jean-Marie Lafrance et aux candidats qui le soutiennent de n’avoir presque jamais été présents aux rencontres publiques.

Pour M. Beaulieu, le défi est plutôt d’intéresser les citoyens à être présents à la rencontre publique du conseil. En affirmant sa préférence pour des réunions courtes plutôt que de longs débats sur les projets, il avoue n’avoir aucune idée de ce qui pourrait les inciter à s’y présenter. Il rappelle toutefois que la démocratie municipale repose sur les réunions publiques d’un conseil élu par les citoyens pour décider, sur le bulletin municipal, sur la disponibilité du maire tous les vendredis matin ou sur demande, ainsi que sur la possibilité de demander un référendum lors d’un règlement d’emprunt.

Pour illustrer son propos, Gérard Beaulieu cite l’exemple du débat sur les infrastructures d’eaux usées au deuxième rang centre, où la municipalité a consulté une firme d’ingénieurs. « Même si on savait que cela n’avait aucun sens d’investir trois millions pour quatre résidences, on a fait faire une étude par BPR et on l’a rendue publique ». Quant à la fusion avec Trois-Pistoles, il n’en est pas question pour Gérard Beaulieu : « on a déjà fusionné avec la ville ce qu’il y avait à fusionner […] et on ne fusionnera pas pour faire monter les taux de taxation », conclue-t-il.

Oct 282009
 

En fin de journée lundi, Jean-Pierre Rioux réagissait en entrevue à L’Horizon au communiqué diffusé par son adversaire Benoit Rheault. Selon M. Rheault, le maire sortant avait tort de prétendre que la masse salariale était restée la même sous ses deux mandats. Elle aurait plutôt bondi de 26,8% entre 2003 et 2008. Jean-Pierre Rioux a expliqué que, bien que les salaires aient augmenté en valeur absolue, ils représentent toujours le même pourcentage du budget annuel de la Ville de Trois-Pistoles.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Benoit Rheault réagit aujourd’hui, toujours par voie de communiqué. Il est d’avis que « nul doute que la publicité du maire Rioux est trompeuse. Les rapports financiers officiels le démontrent noir sur blanc. Pire encore, Monsieur Rioux omet de dire à la population que le ratio dont il parle est resté sensiblement le même uniquement en raison de l’explosion des dépenses budgétaires à la ville. »

En effet, toujours selon M. Rheault, les dépenses de fonctionnement de la ville de Trois-Pistoles sont passées de 3,0 M$ en 2002 à plus de 4,3 M$ en 2008, soit une hausse de 44,3 % sous l’administration Rioux. Selon Benoit Rheault, « le ratio masse salariale / budget n’a pas vraiment changé, tout simplement parce que l’administration sortante a trop dépensé sur tous les plans ».

Le prétendant à la mairie s’inquiète justement de l’envolée des dépenses à la ville : « Plusieurs gens d’affaires m’ont souligné les dépenses importantes de la ville, notamment en matière de machinerie Caterpillar. Un citoyen m’a récemment démontré, factures à l’appui, que lors des cinq dernières années, l’Hôtel de ville a dépensé près de 80 000 $ pour les services d’une firme d’avocats de Québec. Imaginez, en 2007 la ville a même retenu les services d’un analyste en écriture (graphologue) pour près de 1 000 $ afin de prouver qu’un de ses employés avait supposément signé une pétition ! »

Rappelant que Jean-Pierre Rioux s’est dit victime d’attaques personnelles de sa part, Benoit Rheault se demande « depuis quand, dans une campagne électorale, mettre en doute les affirmations politiques d’un élu municipal est-il devenu une attaque personnelle ? Lorsque (…) Jean-Pierre Rioux a mis en doute le jugement de ses concitoyens Réal Lafrance et Guy-Lin Dubé en raison du fait qu’ils ont déjà signé démocratiquement un registre public, là par contre, il s’agit d’une attaque personnelle. »