Juin 092011
 

Bruxelles, journal EnsembleLa Cour d’appel de Bruxelles a confirmé, le 5 mai dernier, le jugement intervenu en première instance en 2007, qui condamnait les pratiques de reproduction illégales en matière de droit d’auteur, de parties significatives d’articles de presse sur Google Actualités Belgique. Cette victoire de la presse doit beaucoup à la Société coopérative à responsabilité limitée Les Journaux Francophones Belges (JFB).

Le Soir, grand quotidien bruxellois, est membre de la coopérative des Journaux francophones belges (JFB). - Photo: N.Falcimaigne

Le Soir, important quotidien bruxellois, est membre de la coopérative. Son directeur général, Didier Hamman, voit dans le jugement une importante victoire collective. « Nous avons fait école dans l’ensemble du monde », s’exclame-t-il, avant d’ajouter que la protection des sources est un autre front sur lequel s’exerce la vigilance de la coopérative.

« Notre action a contribué au vote de la loi sur le secret des sources de 2005 qui est une des plus protectrices des droits des journalistes, renchérit Catherine Anciaux, juriste chez JFB. Nous avons pu, à différentes reprises, arrêter des projets de loi ou d’autres mesures dont les effets auraient pu être dramatiques pour le secteur. L’action menée contre Google a permis la reconnaissance officielle, à deux reprises déjà, des droits des éditeurs de presse sur leurs contenus et l’obligation d’une autorisation préalable avant l’utilisation de ceux-ci par des tiers. » Lire la suite »

Mai 082011
 

Montréal, journal EnsembleDu 19 au 21 mai, la ruralité débarque à Montréal. C’est au Complexe Desjardins que s’installera Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, un village de 1 124 habitants. Solidarité rurale du Québec, qui fête ainsi ses 20 ans, a poussé le concept jusqu’à l’élection d’un maire et l’édition d’un hebdomadaire régional. Le maire de Saint-Ailleurs, Paul-Albert Brousseau, a donc rencontré la presse cette semaine pour en faire l’annonce.

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse.
- Photo: N.Falcimaigne

« Nous sommes très fiers de notre petite localité, a déclaré le maire Brousseau. Pourtant, personne ne nous connaît. Alors nous prenons les grands moyens pour faire connaître notre village en le déménageant à Montréal. Saint-Ailleurs-de-l’Avenir deviendra ainsi le premier village au Québec, et probablement au monde, à profiter des services d’une station de métro! C’est dire toute notre volonté de partager avec les urbains l’effervescence de notre ruralité. » Lire la suite »

Nov 042010
 

Rimouski, journal Le Mouton NoirL’année 2010 pourrait être rétroactivement nommée « Année de l’énergie », tant cette question a marqué l’actualité. Inutile de mentionner la marée noire du golfe du Mexique, qui a fait couler presque autant d’encre que de pétrole. Plus près de nous, c’est l’appel d’offres communautaire en éolien, l’attribution des projets de minicentrales, l’exploration des gaz de schiste et le litige interprovincial autour du gisement pétrolier Old Harry qui ont fait la manchette. Pendant ce temps, il se développe une multitude de projets de valorisation de la biomasse, de biocarburants, de biométhanisation etc. Quoi de mieux qu’un Rendez-vous de l’énergie pour en discuter, et qui plus est, en direct de Rimouski les 18 et 19 novembre prochain.

Les Rendez-vous de l’énergie sont organisés partout au Québec à l’initiative du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde (INM). L’information recueillie servira à la préparation d’une consultation provinciale au printemps 2011 pour proposer des pistes d’action visant à accélérer la transition énergétique du Québec.

Un volumineux cahier de référence, élaboré par un comité scientifique et disponible en ligne, offre une analyse détaillée de la crise mondiale de l’énergie, avec force tableaux, cartes et graphiques, pour ensuite explorer les options qui s’offrent au Québec. Ce document grand public, qui vise à rendre accessibles des enjeux et des concepts éminemment complexes, recommande entre autres de miser sur le transport collectif, de réduire la consommation des véhicules et de l’énergie dans le bâtiment, de substituer des énergies renouvelables au pétrole et de « réinventer la ville et les cœurs villageois ».

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Nov 112009
 

La victoire de Jean-Pierre Rioux et de Jean-Marie Lafrance le 1er novembre, à la mairie de Trois-Pistoles de Notre-Dame-des-Neiges, ne sonne pas le glas de cette campagne électorale faite de nombreux rebondissements. À Saint-Clément et Saint-Mathieu-de-Rioux, tous les sièges de conseillers ont été comblés mais plusieurs candidats convoitent la mairie.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Tel qu’en a fait état L’Horizon en ligne le 9 octobre dernier, les deux candidats à la mairie de Saint-Mathieu ont décidé d’attendre la reprise des procédures pour en découdre, le temps de constituer des équipes complètes.

C’est chose faite pour Alexandre Anctil, qui présente dans ses communications un alignement composé de Hugues Thériault, Éric Boucher, Michel Ouellet, Donald Tremblay et Lucie Malenfant. Puisqu’ils ont tous déjà été élus le 1er novembre, l’affaire pourrait sembler une formalité.

Toutefois, deux autres candidats restent en lice. Yvan S. Gagné, qui soutient avoir l’appui de plus de la moitié du conseil, compte sur la division du vote pour l’emporter. Le troisième candidat, Réal Côté, s’engage à travailler avec les conseillers élus, même s’ils auront soutenu un autre candidat.

À Saint-Clément, deux candidats ont finalement décidé de briguer les suffrages. Fabien Cayouette, conseiller de longue date, n’a pas sollicité d’appui officiel auprès des conseillers déjà élus, et n’a pas l’intention de promouvoir sa candidature même s’il confie que plusieurs personnes sont derrière lui. Il fera face à Richard April, qui indique bénéficier de l’appui de plus de la moitié des conseillers élus.

Les électeurs des deux municipalités seront appelés aux urnes le 29 novembre (et par anticipation le 22), conclusion de  cette campagne électorale qui réserve encore bien des surprises.

Nov 012009
 

C’est avec une confortable majorité de 235 voix que Jean-Marie Lafrance devient maire de Notre-Dame-des-Neiges (63,7 %). Les candidats qui l’ont soutenu sont presque tous élus, ainsi que le candidat indépendant Robert Forest et deux conseillers de l’équipe sortante. À Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux et presque toute son équipe sont réélus, ainsi que le candidat indépendant Maurice Vaney.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Un changement majeur se prépare pour Notre-Dame-des-Neiges. De l’équipe sortante, il ne reste que Carmen Nicole, élue sans opposition, et Nancy Lafond, réélue avec 73,9 % des voix face au candidat indépendant Claude Brière, qui ne s’était pas affilié à l’équipe de Jean-Marie Lafrance. Jean-Paul Rioux, qui soutenait le nouveau maire, était déjà élu par acclamation. Carmen Chamberland, de la même équipe, doit sa défaite à une seule voix qui a donné la victoire à Robert Forest, bien que tous deux aient devancé le candidat sortant Yvon Bélanger.

Les citoyens de Trois-Pistoles ont choisi de reporter au pouvoir le maire Jean-Pierre Rioux, qui récolte 54,8 % des suffrages devant Benoit Rheault, sur qui s’est porté le choix de 45,2 % des électeurs. Au total, l’équipe sortante est réélue avec une moyenne de 56,35 % des suffrages exprimés, certains conseillers ayant bénéficié d’une majorité beaucoup plus importante que celle du maire. Dans le quartier Nord, Maurice Vaney cause la surprise en l’emportant par 21 voix sur Alcide Devost et sur Langis Belzile, qui ne récolte que 23 % des votes.

Benoit Rheault s’est exprimé par voie de communiqué ce matin. Il se dit fier de sa performance et de celle des six candidats indépendants qui l’ont appuyé : « Nous avons eu du courage et je crois que cela a fait avancer la démocratie. »

Victoire du taux de participation

Dans les deux municipalités, cette élection a suscité beaucoup d’intérêt chez les citoyens. En témoigne le taux de participation, qui lors du vote par anticipation s’établissait déjà à 21 % à Trois-Pistoles et à 11 % à Notre-Dame-des-Neiges. Au final, 63,4 % des 2771 électeurs de Trois-Pistoles et 50,8 % des 1336 électeurs de Notre-Dame-des-Neiges se sont déplacés pour voter. Même au pays des « histoires pas possibles », il y a bien longtemps qu’une élection a soulevé tant de passion.

On peut expliquer cet engouement par l’importante polarisation des visions portées par les différentes équipes. À Notre-Dame-des-Neiges comme à Trois-Pistoles, on avait affaire à une équipe en place depuis longtemps, qui devait défendre son bilan face à une équipe émergente dont les idées étaient différentes sur plusieurs plans. Il n’est pas surprenant que les dossiers d’infrastructures aient constitué des enjeux majeurs dans les deux cas, au moment où toutes les municipalités du Québec font face à un sous-financement et à des besoins croissants.

Trois autres municipalités ont comblé des postes de conseillers

À Saint-Jean-de-Dieu, c’est Raymonde Cormier qui a été réélue à son poste de conseillère avec 72,7 % des voix (287 votes). Les électeurs de Sainte-Rita ont choisi Lorraine Malenfant à 54,5 % (126 votes) et Michel Colpron à 53,8 % (127 votes). Enfin, à Saint-Guy, le choix des électeurs s’est porté sur Bernard Paré (Candidat sortant) avec 59,7 % des voix (43 votes) et sur Clément Sirois avec 61,6 % des voix (45 votes).

Le taux de participation s’établit à près de 56 % des 131 électeurs inscrits à Saint-Guy, une des plus petites municipalités au Québec, qui comptait 89 habitants au recensement de 2006.

La campagne 2009 à L’Horizon

Cette campagne municipale est aussi marquée par la première couverture en temps réel par un média écrit local. L’Horizon a publié 12 articles qui tissent l’essentiel des débats autour desquels s’est joué le scrutin 2009, ainsi que des capsules vidéo par lesquelles les candidats pouvaient adresser directement leur message à la population. Ces cinq capsules vidéo ont été visionnées à plus de 450 reprises en un mois, soit plus d’un visionnement par 10 électeurs inscrits (4107 au total), ce qui confirme l’intérêt suscité par cette élection. Voici une rétrospective de la campagne à travers ces publications.

Oct 312009
 

Ce dimanche, les citoyens sont appelés à voter dans plusieurs municipalités de la région, aux bureaux de vote dont les coordonnées sont mentionnées sur l’avis transmis par le président d’élection à toutes les résidences de la municipalité au début de la période électorale. Pour permettre à chaque citoyen d’exercer son droit de vote, voici un rappel des informations importantes.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Pour voter

Le jour du scrutin, les bureaux de vote sont ouverts de 10 h à 20 h. Pour voter, l’électeur doit s’identifier en présentant, au choix, sa carte d’assurance maladie, son permis de conduire, son passeport canadien, son certificat de statut d’Indien ou sa carte d’identité des Forces canadiennes.

Le jour des élections, l’employeur doit accorder à ses employés au moins quatre heures consécutives pendant l’ouverture des bureaux de vote pour aller voter. Cela n’inclut pas le temps normalement accordé pour les repas.

Le personnel du bureau de vote peut fournir de l’aide aux électeurs incapables de marquer leur bulletin de vote. Les personnes ayant une déficience visuelle peuvent voter seules, en utilisant un gabarit qui leur sera remis. Elles seront informées de l’ordre dans lequel les noms des candidats figurent sur le bulletin. Enfin, les personnes sourdes ou malentendantes pourront être accompagnées d’un interprète.

Une élection qui marquera l’histoire

Dans la MRC des Basques, Les municipalités de Trois-Pistoles et de Notre-Dame-des-Neiges feront l’objet d’une élection chaudement disputée pour presque tous les postes. La force du vote par anticipation, dont se sont prévalu près d’un quart des électeurs, témoigne d’un intérêt marqué pour ce scrutin et pourrait indiquer une polarisation du vote entre des candidats aux visions très opposées. Dans les autres municipalités, quelques sièges de conseillers feront l’objet d’un vote : un à Saint-Jean-de-Dieu, deux à Sainte-Rita et deux à Saint-Guy.

Le jour du scrutin est un moment important pour la démocratie municipale, qui est aussi le palier de représentation le plus près des citoyens. « À mon sens, le vote est, collectivement, le plus influent des types de participation politique. […] C’est aussi la meilleure façon d’avoir une influence directe et concrète sur le pouvoir politique. », souligne Me Marcel Blanchet, directeur général des élections et président de la Commission de la représentation électorale.

Vidéos promotionnelles pour les jeunes

Afin de rejoindre les jeunes et pour les inciter à aller voter, la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent (CJBSL) a lancé une campagne promotionnelle. Cette campagne, intitulée C’est quoi que tu veux !, comprend trois capsules vidéo réalisées en région par la jeune équipe de Tortuga Films. Du 19 au 31 octobre, les trois capsules vidéos sont diffusées via les médias sociaux présents sur Internet comme Facebook, Youtube et Twitter. Elles sont également projetées dans les salles de cinéma grand public d’Amqui, Matane et Rimouski, à la coopérative Paradis (Rimouski), en plus des Ciné-club des Cégeps de Rimouski et Matane.

Les vidéos peuvent être visionnées sur le site de la CJBSL à l’adresse suivante : www.jeunessebsl.org/vote2009.

Dans le cadre de cette campagne publicitaire, un concours a également été lancé sur Facebook. En devenant fan de la page Facebook Si c’était moi qui décidais…, les 18-35 ans peuvent proposer des idées ou des vidéos qui exposent ce qu’ils feraient si c’était eux qui décidaient.

Voici l’une des capsules vidéo, qui met notamment en vedette Marilie Bilodeau, originaire de Trois-Pistoles :


Oct 282009
 

Le maire sortant de Notre-Dame-des-Neiges, qui vient de revenir dans la course à sa propre succession, réagissait hier aux propos tenus par son opposant, le candidat Jean-Marie Lafrance. En entrevue à L’Horizon, ce dernier affirmait lundi que M. Beaulieu avait trahi sa promesse de retirer sa candidature, après avoir tenté de l’inciter à ne pas faire campagne.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Gérard Beaulieu soutient qu’il avait bien promis à Jean-Marie Lafrance de lui laisser le champ libre, mais à la condition qu’il ne s’associe pas avec le groupe de citoyens qui s’était opposé aux orientations du conseil. M. Beaulieu identifie à ce groupe les candidats indépendants Gaston Rioux, Alain Théberge et Carmen Chamberland, qui soutiennent tous la candidature de Jean-Marie Lafrance. « Je ne pourrais me résoudre à appuyer un groupe qui s’est opposé à certaines décisions du conseil qui les concernaient personnellement », souligne Gérard Beaulieu.

Le candidat sortant a également tenu à réagir aux attaques de M. Lafrance, qui dénonçait son manque de transparence et son refus de consulter ses citoyens. Il balaie ces reproches du revers de la main, expliquant que le conseil municipal est élu pour décider. « Je ne vois pas pourquoi consulter la population tout le temps pour l’administration de la municipalité. » Selon lui, toutes les municipalités fonctionnent de la même manière, avec des réunions de travail où les discussions se font entre les membres du conseil, suivies de réunions publiques où les décisions se prennent officiellement. « M. Lafrance, lui, il veut faire les réunions de travail en public », s’étonne-t-il tout en reprochant à Jean-Marie Lafrance et aux candidats qui le soutiennent de n’avoir presque jamais été présents aux rencontres publiques.

Pour M. Beaulieu, le défi est plutôt d’intéresser les citoyens à être présents à la rencontre publique du conseil. En affirmant sa préférence pour des réunions courtes plutôt que de longs débats sur les projets, il avoue n’avoir aucune idée de ce qui pourrait les inciter à s’y présenter. Il rappelle toutefois que la démocratie municipale repose sur les réunions publiques d’un conseil élu par les citoyens pour décider, sur le bulletin municipal, sur la disponibilité du maire tous les vendredis matin ou sur demande, ainsi que sur la possibilité de demander un référendum lors d’un règlement d’emprunt.

Pour illustrer son propos, Gérard Beaulieu cite l’exemple du débat sur les infrastructures d’eaux usées au deuxième rang centre, où la municipalité a consulté une firme d’ingénieurs. « Même si on savait que cela n’avait aucun sens d’investir trois millions pour quatre résidences, on a fait faire une étude par BPR et on l’a rendue publique ». Quant à la fusion avec Trois-Pistoles, il n’en est pas question pour Gérard Beaulieu : « on a déjà fusionné avec la ville ce qu’il y avait à fusionner […] et on ne fusionnera pas pour faire monter les taux de taxation », conclue-t-il.

Oct 282009
 

En fin de journée lundi, Jean-Pierre Rioux réagissait en entrevue à L’Horizon au communiqué diffusé par son adversaire Benoit Rheault. Selon M. Rheault, le maire sortant avait tort de prétendre que la masse salariale était restée la même sous ses deux mandats. Elle aurait plutôt bondi de 26,8% entre 2003 et 2008. Jean-Pierre Rioux a expliqué que, bien que les salaires aient augmenté en valeur absolue, ils représentent toujours le même pourcentage du budget annuel de la Ville de Trois-Pistoles.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Benoit Rheault réagit aujourd’hui, toujours par voie de communiqué. Il est d’avis que « nul doute que la publicité du maire Rioux est trompeuse. Les rapports financiers officiels le démontrent noir sur blanc. Pire encore, Monsieur Rioux omet de dire à la population que le ratio dont il parle est resté sensiblement le même uniquement en raison de l’explosion des dépenses budgétaires à la ville. »

En effet, toujours selon M. Rheault, les dépenses de fonctionnement de la ville de Trois-Pistoles sont passées de 3,0 M$ en 2002 à plus de 4,3 M$ en 2008, soit une hausse de 44,3 % sous l’administration Rioux. Selon Benoit Rheault, « le ratio masse salariale / budget n’a pas vraiment changé, tout simplement parce que l’administration sortante a trop dépensé sur tous les plans ».

Le prétendant à la mairie s’inquiète justement de l’envolée des dépenses à la ville : « Plusieurs gens d’affaires m’ont souligné les dépenses importantes de la ville, notamment en matière de machinerie Caterpillar. Un citoyen m’a récemment démontré, factures à l’appui, que lors des cinq dernières années, l’Hôtel de ville a dépensé près de 80 000 $ pour les services d’une firme d’avocats de Québec. Imaginez, en 2007 la ville a même retenu les services d’un analyste en écriture (graphologue) pour près de 1 000 $ afin de prouver qu’un de ses employés avait supposément signé une pétition ! »

Rappelant que Jean-Pierre Rioux s’est dit victime d’attaques personnelles de sa part, Benoit Rheault se demande « depuis quand, dans une campagne électorale, mettre en doute les affirmations politiques d’un élu municipal est-il devenu une attaque personnelle ? Lorsque (…) Jean-Pierre Rioux a mis en doute le jugement de ses concitoyens Réal Lafrance et Guy-Lin Dubé en raison du fait qu’ils ont déjà signé démocratiquement un registre public, là par contre, il s’agit d’une attaque personnelle. »

Oct 272009
 

La campagne municipale réserve bien des surprises à Notre-Dame-des-Neiges. Le maire sortant, Gérard Beaulieu, a décidé la semaine dernière de briguer de nouveau les suffrages. Jusqu’alors, il avait prétendu laisser le champ libre au candidat Jean-Marie Lafrance, qui a rassemblé derrière lui une équipe de nouveaux candidats au conseil.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

En début de campagne, M. Beaulieu avait refusé une entrevue à L’Horizon, prétextant une stratégie de sa part. Nous recueillions aujourd’hui les commentaires de Jean-Marie Lafrance, qui a accepté de répondre à nos questions.

Le candidat Lafrance présente sa version des faits et sa vision pour sa municipalité :

M. Lafrance allègue que M. Beaulieu lui avait promis de retirer sa candidature en début de campagne, mais qu’il ne l’a pas fait. M. Lafrance s’est toujours considéré en campagne électorale, tant que M. Beaulieu maintenait sa candidature.

Plus tard cette semaine, nous recueillerons les commentaires de Gérard Beaulieu.

Oct 272009
 

Benoit Rheault, candidat à la mairie de Trois-Pistoles, lance une offensive à une semaine du scrutin. Il dénonce par voie de communiqué la prétention du candidat sortant, Jean-Pierre Rioux, à l’effet que la masse salariale de la Ville soit restée stable sous son double mandat.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

« Le maire sortant, Jean-Pierre Rioux, prend vraiment ses concitoyens pour des valises. », s’indigne Benoit Rheault, qui affirme avoir vérifié les rapports financiers officiels de la ville de Trois-Pistoles. Il dit avoir constaté que la rémunération totale de l’administration municipale de Trois-Pistoles a connu une hausse importante sous la gouverne de Monsieur Rioux. La rémunération totale serait passée de 1 141 425 $ en 2003 à 1 447 788 $ en 2008, soit une hausse de 26,8%. De plus, si l’on compare la rémunération totale de 2008 à celle de l’administration précédente de Mme Ginette St-Amand en 2002, la hausse de la masse salariale est encore pire en s’élevant à 37,7%.

Selon Monsieur Rheault, « On est donc à des années-lumière d’une masse salariale stabilisée. Même en tenant compte de l’inflation qui s’élève à 12,7% entre 2002 à 2008, l’augmentation de la masse salariale entre 2002 et 2008 est quand même 25 points de pourcentage supérieure à l’inflation. C’est dramatique pour nos payeurs de taxes. On comprend alors pourquoi en 2008 Trois-Pistoles comptait le pire taux général de taxation uniformisé de l’ensemble des 75 municipalités de plus de 500 habitants du Bas-Saint-Laurent. »

En entrevue à L’Horizon, le maire sortant, Jean-Pierre Rioux, précise que la masse salariale de la Ville a diminué entre 2003 et 2009, par rapport au budget total. En effet, selon les chiffres fournis par la Ville, la masse salariale est passée de 838 070 $ pour un budget total de 3 194 854 $ en 2003, à une somme de 1 203 926 $ pour un budget total de 4 755 061 $ en 2009. Les salaires représentaient donc 25,32 % du budget de la Ville en 2003 et 26,23 % en 2009.

Voici la réaction de Jean-Pierre Rioux, en entrevue exclusive à
L’Horizon :