Déc 022010
 

Ce n’est pas la première fois que les jeunes sont invités à réfléchir à leur société et à son devenir.

Les organisateurs Sébastien Boyer, Katheline Jean Pierre et Paul St-Pierre Plamondon ont insisté sur l’aspect non partisan du Sommet, sur le plateau de Génération mixte, une émission spéciale du Canal Vox, diffusée en direct de l’événement. - Photo: N.Falcimaigne

Depuis le Sommet du Québec et de la jeunesse il y a dix ans, il y a eu le Rassemblement jeunesse québécois d’Alma en 2004, les écoles d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM), les Congrès nationaux pour l’Avenir des Jeunes Innovateurs Regroupés en Région (AJIRR), et plusieurs autres événements non partisans et non sectoriels. Autant d’occasions pour les jeunes de dire ce qu’ils attendent et ce qu’ils recommandent.

Chaque fois, un concert de résolutions, de manifestes et de réclamations diverses a été adressé à la classe politique. Parfois les médias les ont relayés, et la persistance de ces idées dans l’actualité a rarement dépassé quelques jours. À l’usure, certains thèmes se sont imposés dans l’air du temps. Lire la suite »

Août 252009
 

Voici un texte dont la substance a été exprimée lors du vote commenté par écrit des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques du Québec, le 23 février 2003. La proposition qu’il implique est fondée sur les seules connaissances de son auteur. Ce dernier accueillera donc favorablement tout commentaire propre à corriger ou bonifier l’idée qu’il y exprime.

Le texte a d'abord été publié sur le blog de Génération didées

Le texte a d'abord été publié sur le blog de Génération d'idées

Chaque refonte de la carte électorale soulève l’enjeu déchirant d’équilibrer la représentation démocratique tant sur le plan démographique que territorial. Cet objectif est évidemment hors d’atteinte car chacun sait que le Québec présente une densité de population extrêmement hétérogène. D’autre part, le système actuel souffre d’une collusion de pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, qui relègue toujours au second plan la responsabilité du citoyen. Enfin, il est grand temps de remplacer la politique d’image qui règne actuellement par une politique d’idées. C’est pourquoi je propose un système présidentiel à deux chambres sans présence politique des partis.

Comme d’autres l’ont suggéré, le seul moyen d’introduire une représentation territoriale sans nuire à la représentation démographique est d’ajouter à l’Assemblée nationale une deuxième chambre pour représenter le territoire. Les 125 députés de la «chambre démographique», soit l’Assemblée nationale, représenteraient chacun un nombre égal de citoyens selon un découpage équitable de la carte électorale, tandis que les élus de la nouvelle «chambre territoriale», appelons-la Conseil national, représenteraient les régions administratives existantes.

Afin de redonner à l’Assemblée nationale une représentativité effective de la volonté des citoyens, il faut la libérer des partis politiques. Pour ce faire, transformons le recrutement des candidats, leur investiture et leur élection: chacune des circonscriptions serait subdivisée de façon à permettre l’élection d’une dizaine de candidats lors d’assemblées de quartier ou de village, cellules de moins de 5000 habitants. Les citoyens élus candidats seraient alors proclamés comme tels lors d’une assemblée d’investiture commune tenue par la Direction générale des élections (DGE), qui leur fournirait aussi à tous la même tribune officielle et uniformisée. Ainsi serait remplacé le financement problématique des partis politiques, qui donne au plus nanti le pouvoir de donner plus de visibilité à son parti favori. Plusieurs fois au cours de la campagne, les candidats seraient rassemblés en assemblées publiques lors desquelles, en l’absence d’une image fournie par un parti, ils devraient débattre de leurs positions respectives sur différents sujets. Sans s’aligner sur un parti, ils assureraient les électeurs du sens de leur vote en chambre sur chacune de ces questions et les électeurs choisiraient le candidat qui s’engage à voter en accord avec eux sur le plus grand nombre de points ou à élaborer des projets de loi qui leur conviennent. Les idées des candidats pourraient être empruntées à plusieurs partis différents, les partis étant devenus des organismes idéologiques et non politiques, concepteurs et fournisseurs d’idées pour les candidats, tous indépendants.

Une fois élus au scrutin préférentiel, les candidats devraient occuper deux sièges: l’un dans le comté, où ils devraient répondre de leurs actes devant les élus locaux et en assemblée de comté, l’autre en chambre où le processus législatif les amènerait à soumettre des projets de loi et à voter. Si le vote du député en chambre ne correspondait pas à ses engagements électoraux (consignés dans un document d’investiture publique), il pourrait être rappelé par les électeurs de son comté lors d’un référendum local suivi d’une élection partielle. Dans l’éventualité où la position initiale devienne intenable en raison d’un changement de conjoncture, le député pourrait lui-même déclencher un référendum pour obtenir la légitimité de défendre une nouvelle option. Ainsi, le processus législatif serait représentatif de la volonté des citoyens plutôt que de celle d’un parti.

Les candidats indépendants ne finiraient-ils pas par s’aligner sur les partis, même si ceux-ci ne sont plus politiques? Des partis ne finiraient-ils pas par se créer officieusement en chambre, comme ce fut le cas aux débuts du parlementarisme au 18e siècle? S’il y a moins de risque aujourd’hui que des candidats «achètent» de A à Z les idées de tel ou tel parti, l’important est que le lien financier entre le candidat et le parti soit remplacé par un lien de responsabilité du député envers ses électeurs. L’apparition de coalitions en chambre ne serait peut-être pas si néfaste, car le danger des partis est d’opposer entre eux des députés qui, autrement, seraient d’accord sur une question. Or, dans un système non partisan, les députés seraient liés à leurs électeurs de comté, sous peine de rappel, et obligés de suivre les positions pour lesquelles ils ont été élus. Des coalitions se formeraient inévitablement autour de certaines questions, mais se formeraient de façon différente pour d’autres questions. Dans un tel système, la fierté d’appartenir à un parti serait remplacée par celle d’appartenir à un comté, d’être indépendant et de défendre des idées légitimes.

Une fois en chambre, les députés auraient pour première tâche d’élire, entre eux, le président de l’Assemblée et les différents ministres. Ces «ministres élus» iraient chacun former un duo ministériel avec les «ministres spécialistes» de chaque domaine provenant de l’équipe du chef d’État, élu au suffrage universel.

Ainsi, lors de l’élection générale, en plus de voter pour un député, l’électeur devrait voter (aussi de façon préférentielle) pour un chef d’État et son équipe. Chaque candidat au poste de chef d’État se présenterait avec une équipe de spécialistes en éducation, santé, emploi, industrie, transports etc. qui deviendraient ensuite les «ministres spécialistes», à chacun desquels seraient jumelé un élu provenant de l’Assemblée nationale. Le chef d’État, ses «ministres spécialistes» et les «ministres élus» formeraient le Gouvernement.

Les projets de loi, que tout citoyen aurait le droit de soumettre selon des règles à définir (qu’il soit représentant ou représenté, qu’il appartienne à l’Assemblée nationale, au Conseil national ou au Gouvernement), seraient étudiés par les députés et votés à l’Assemblée nationale, puis soumis au veto du Conseil national.

Pour sa part, le Conseil national serait constitué des présidents élus au suffrage universel dans chaque région administrative et présidé par le chef d’État. Il serait donc possible de l’intégrer à une structure de représentation qui parte du conseiller municipal. Ce dernier siège au Conseil municipal, dont le maire est élu au suffrage universel municipal. Ce dernier siège au Conseil local (Conseil des maires), dont le préfet serait élu au suffrage universel local (MRC). Ce dernier siégerait au Conseil régional, dont le président régional serait élu au suffrage universel régional. Ce dernier siégerait au Conseil national (la «chambre territoriale»), dont le chef d’État serait élu au suffrage universel national.

Chacun des élus devrait répondre de ses actes dans son milieu, le premier étant le conseiller municipal, devant répondre de ses actes devant ses électeurs; le dernier étant le chef d’État, devant répondre de ses actes devant les présidents régionaux. La seule nouvelle structure qu’impliquerait cette intégration, outre la chambre territoriale elle-même et le chef d’État, est le fait de réunir les préfets en Conseil régional autour du président régional. Tout le reste existe déjà.

Un pouvoir législatif exercé par des députés indépendants élus dans des circonscriptions redessinées en fonction d’un nombre d’électeurs fixes; un pouvoir exécutif exercé par les Conseils des paliers municipal, local, régional et national; et un lien raisonnable entre les deux, assuré par la présence de députés au Conseil exécutif et par le droit de veto législatif accordé au Conseil national. Voilà une structure qui pourrait assurer un équilibre politique optimal. De plus, les changements à apporter pour la mettre en œuvre ne représentent aucune augmentation significative des coûts du système, ni des bouleversements structurels majeurs. La structure représentative resterait familière pour le citoyen, mais deviendrait enfin efficace, juste et équitable.

Août 152009
 

L’idée revient de temps à autres, lieu commun que tout un chacun se doit d’admettre sans sourciller tellement elle a été répétée partout depuis plusieurs années : « les Québécois ne veulent pas de référendum ». Même ceux qui veulent en tenir un n’osent plus prononcer ce mot ! Et lorsqu’ils le font parce que c’est dans leur programme, les médias, un brin cyniques, s’empressent d’en réduire la portée et de crier au subterfuge. Les mêmes commentaires accueillent les velléités de rouvrir la constitution : une boîte de Pandore ou des paroles en l’air pour séduire les électeurs. La question nationale du Québec n’a pas la cote, c’est le moins qu’on puisse dire.

De qui parle-t-on au juste ? Qui ne veut pas parler de la question nationale ? Il apparaît évident que les citoyens de ce qu’il convient maintenant d’appeler la nation québécoise sont fortement préoccupés par cet enjeu, qu’ils soient fédéralistes ou indépendantistes. En témoigne l’intérêt suscité par trois référendums et une tentative d’accord constitutionnel, sur une courte période de quinze années qui n’est pas si loin derrière nous. Le dernier référendum a même pulvérisé les records de participation en mobilisant presque 95 % des électeurs ! Il a laissé les citoyens sur un match nul qui n’a rien de décisif. N’est-ce pas une insulte à leur intelligence que de considérer l’apathie qui règne depuis à peine dix ans comme une preuve de leur désintérêt définitif ?

Le piège du statu quo

Lorsqu’on donne aux Québécois le choix entre le statu quo et la souveraineté, on leur donne en fait le choix entre une réalité qu’ils n’aiment pas et un changement naturellement porteur d’incertitudes. Ce discours nous condamne à vivre des référendums à répétition tant que le statu quo l’emportera, ou bien à voir la souveraineté l’emporter et se faire avec ses promesses et ses risques. Il semble que bien des Québécois ne souhaitent ni l’un ni l’autre, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’opposent au règlement de la question nationale.

Ceux qui ne veulent manifestement pas parler de la question nationale sont plutôt les dirigeants actuels des principaux partis fédéraux et provinciaux. Les fédéralistes se complaisent dans un pouvoir central fort qui n’a d’une confédération que le nom et les souverainistes mettent leur lampe sous le boisseau pour éviter d’effrayer ceux dont ils convoitent le vote. Dans l’exercice du pouvoir, ce statu quo fournit aux un et aux autres un alibi pour l’immobilisme confortable qu’ils affectionnent dans la gestion de leurs responsabilités. Qui ne fait rien ne risque rien.

Pour quoi se priver d’un terrain de jeu au potentiel immense ? Il est si facile de se renvoyer la balle entre le fédéral et le provincial quand les compétences sont approximatives, les moyens inégaux et les procédures administratives incompatibles. Pour les grands projets d’infrastructures, le développement de solutions environnementales ou le financement de centaines d’organismes, de mesures et de projets nécessaires dans tous les milieux du Québec, il est toujours deux fois plus difficile ici qu’ailleurs de faire avancer les dossiers.

Dans le débat public, le statu quo nous force à tenir compte d’une dualité superflue que la question nationale latente ajoute au spectre socio-économique « gauche / droite ». Cette dimension vient polariser, voire paralyser, le moindre débat qui souvent lui est complètement étranger.

Quelle nation démocratique accepterait longtemps de vivre ainsi entre deux chaises, de partager son allégeance entre deux capitales ? Quels citoyens, éduqués et informés comme nous le sommes, ne se révolteraient pas contre une situation qui leur impose deux fiscalités, deux réseaux de services publics dans plusieurs secteurs et deux systèmes de représentation démocratique ? Deux mondes parallèles entre lesquels il faut continuellement jongler pour atteindre quelque objectif que ce soit : fonder et gérer une entreprise, obtenir de l’aide à l’emploi, financer une activité communautaire, vivre en sécurité pendant que des criminels récidivistes se font échapper entre deux systèmes judiciaires qui ne se parlent pas, ou simplement lutter pour sa vie entre deux banques de dons d’organes qui se tournent le dos…

Quand pourrons-nous, comme toute démocratie mature à laquelle nous pouvons prétendre à juste titre, tenir des élections générales sur des enjeux sociaux, économiques, moraux et environnementaux, plutôt que sur cette question nationale stérile et simpliste qui infantilise notre citoyenneté ? Quand pourrons-nous répondre en moins d’une heure à la simple question « de quel pays venez-vous », lors de voyages à l’étranger ?

Qui n’a pas constaté avec découragement toute l’énergie et le temps qu’il a fallu perdre pour obtenir le règlement superficiel, temporaire et insuffisant qu’un récent budget fédéral a consenti face au déséquilibre fiscal, enjeu névralgique s’il en est un ? Comment ne pas en conclure que le statu quo ne fonctionne tout simplement pas, s’il ne permet pas d’empêcher une telle fuite de capitaux ? Et pourtant, personne n’a encore osé faire tomber ce gouvernement.

Régler cette question une fois pour toutes !

Considérant le caractère intenable du statu quo, dont l’évidence devrait être partagée par une grande majorité de Québécois, il semble qu’un consensus puisse au moins être fait autour de l’urgence de régler la question nationale, que ce soit pour réformer la fédération ou pour faire l’indépendance.

Exigeons que les leaders de ces deux options s’engagent à négocier ensemble le plus tôt possible les règles d’un processus unique devant aboutir à deux consultations populaires. La première portant sur le rejet ou non du statu quo et la seconde, conditionnelle à un premier Oui, donnant le choix entre les deux options définies et défendues par les deux camps, mais qui devront toutes deux catégoriquement exclure le statu quo. Le tout suivi d’une période de négociation d’au plus un an pour mettre en œuvre l’option choisie.

Au terme de cet exercice, les Québécois devront avoir une seule citoyenneté, une seule fiscalité, un seul réseau d’organismes publics et parapublics, un seul député par comté, un seul chef d’État, détenteur du pouvoir exécutif et porte-parole international. Les différences entre les deux options étant strictement constitutionnelles, les deux camps devront choisir la solution qui leur semble la meilleure parmi toutes les configurations possibles, incluant notamment l’indépendance ou la souveraineté d’une part et une vraie confédération d’états autonomes ou un état unitaire de l’autre.

Ainsi, peu importe l’issue du scrutin référendaire, tout match de revanche sera exclu et un changement décisif se produira. Une nouvelle ère s’ouvrira et la page sera tournée sur l’ambiguïté, l’ambivalence, le malaise identitaire, le dédoublement des institutions et de la personnalité. Bref, le Grand Brouillard actuel fera place à une vraie nouvelle Révolution tranquille comme seul le peuple du Québec en a le secret, ce qui fait l’envie de toutes les nations de ce monde.

Juin 112009
 

À l’occasion de son assemblée générale annuelle, tenue le 27 mai 2009, la Coopérative de solidarité d’information des Basques dresse un bilan prometteur du retour d’un média écrit dans la région, après un vide médiatique de plus de sept ans. Le défi de publier une édition par mois avec une grande qualité de forme et de fond, a été atteint grâce à l’appui de nombreux partenaires locaux.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Les leaders du milieu se sont concertés pour donner collectivement un coup de pouce, tant par une participation financière de prédémarrage que par des placements publicitaires réguliers.

Il faut d’abord souligner la contribution des partenaires de la première heure que sont la Ville de Trois-Pistoles et le Centre local de développement (CLD) des Basques, qui ont financé à parts égales le premier plan d’affaires déposé en 2004.

Le leadership de la Ville de Trois-Pistoles s’était notamment exprimé par l’engagement ferme pris en 2002 en faveur du retour d’un média écrit dans la région et réaffirmé à de nombreuses occasions par la suite.

Quelques années plus tard, les mêmes partenaires n’ont pas hésité à contribuer au démarrage de l’entreprise. Le CLD et la SADC, ainsi que la MRC des Basques, ont financé une ressource pour la sollicitation des membres. En quatre semaines, près de 200 membres ont constitué un capital social de près de 30 000 $, ce qui a permis de tenir l’Assemblée générale d’organisation le 27 mars 2008, sous l’égide de la Coopérative de développement régional Bas-Saint-Laurent / Côte-Nord, à laquelle nous sommes affiliés.

Les principaux donateurs institutionnels étaient la Ville de Trois-Pistoles, la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs (CSFL), le Centre local d’emploi (CLE) de Trois-Pistoles, la Caisse Desjardins de l’Héritage des Basques, la Caisse Desjardins du Terroir basque et Promutuel.

Enfin, durant la première année d’opérations, la Coopérative de solidarité d’information des Basques a pu compter sur des placements publicitaires réguliers, provenant de la Ville de Trois-Pistoles, du CLD des Basques, du CLE, de la SADC, de la CSFL et des Caisses Desjardins, tout en bénéficiant de subventions du fonds d’économie sociale et du CLE.

Cet appui massif se reflète dans les résultats encourageants obtenus par notre équipe, en dépit de conditions parfois difficiles et hors de notre contrôle.Au cours de la prochaine année, le défi sera de consolider les acquis et de poursuivre le développement afin de réaliser les objectifs initiaux, en termes de fréquence de publication, de couverture journalistique et de parts de marché.

En devenant une référence dans la région, L’Horizon, presse coopérative des Basques, a aussi pris sa place dans l’imposant plan de relance de la MRC des Basques, le Parc naturel mer, terre et Monde. Avec l’appui nécessaire et assidu des citoyens, commerçants, institutions, municipalités et organismes de toute la région, il continuera de se développer et de contribuer activement à la revitalisation sociale, culturelle et économique de notre belle région.

Nicolas Falcimaigne, président, au nom de la Coopérative de solidarité d’information des Basques : Laurie Vaillancourt, vice-présidente; Sergine Gagnon, trésorière; Cyndie Dumont, secrétaire; Sébastien Bélanger, administrateur; Hélaine Pettigrew, administratrice; Serge Gagnon, directeur; les six salarié(e)s 2008-2009 et les 235 membres.

Mai 062009
 

Après un an d’opération, la Coopérative de solidarité d’information des Basques dresse un bilan prometteur du retour d’un média écrit dans la région, après un vide médiatique de plus de sept ans. Non seulement notre équipe a-t-elle relevé le défi de publier une édition par mois avec une grande qualité de forme et de fond, mais aussi peut-elle se féliciter de l’avoir fait sans s’éloigner du seuil de rentabilité.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques, édition papier de mai 2009

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques, édition papier de mai 2009

Ce succès est attribuable non seulement à l’équipe dynamique qui a été constituée et formée par le directeur de publication par intérim, M. Serge Gagnon. Ce dernier, épaulé par un conseil d’administration aussi dynamique que diversifié, a fait la preuve qu’en mode solution la réussite est toujours à la clé. Il faut surtout souligner la confiance et à l’initiative des dizaines de membres fondateurs qui n’ont pas hésité à investir de façon très significative dans le projet avant même de tenir entre leurs mains le premier numéro. Cet appui massif a permis de démarrer l’entreprise avec les moyens de notre ambition collective.

Au cours de la prochaine année, le défi sera de consolider les acquis et de poursuivre le développement afin de réaliser les objectifs initiaux, en termes de fréquence de publication, de couverture journalistique et de parts de marché. Déjà, soulignons l’embauche d’un nouveau journaliste, Marc Fraser, à qui nous souhaitons la bienvenue.

En devenant une référence dans la région, L’Horizon, presse coopérative des Basques, a aussi pris sa place dans l’imposant plan de relance de la MRC des Basques, le Parc naturel mer, terre et Monde. Avec l’appui nécessaire et assidu des citoyens, commerçants, institutions, municipalités et organismes de toute la région, il continuera de se développer et de contribuer activement à la revitalisation sociale, culturelle et économique de notre belle région.

La ruralité au pluriel.

Mai 052008
 

En cette période printanière, notre région vit un moment historique avec le lancement de la première édition de L’Horizon, presse coopérative des Basques.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

La naissance d’un journal n’est pas un évènement anodin dans un monde où la liberté de presse subit des pressions constantes. Plus qu’un simple moyen de communication, un journal local est un outil de développement dont la responsabilité est d’informer les citoyens des enjeux les concernant et de faire connaître les ressources du milieu. Entre la disparition du Courrier de Trois-Pistoles en 2001 et le lancement de L’Horizon en 2008, ce rôle essentiel est resté entre les mains des hebdomadaires de la MRC voisine représentant des intérêts parfois en concurrence avec notre développement.

Si la naissance d’un journal est un évènement en soi, c’est encore plus vrai dans le cas d’un journal indépendant n’étant lié à aucun groupe de presse national. Contrairement à la majorité des publications régionales du Québec, L’Horizon pourra définir librement sa forme aussi bien que son contenu, et ce, en fonction des intérêts des gens d’ici.

Toutefois, c’est le choix de la structure coopérative qui fait du lancement de L’Horizon un événement historique. Cinquième expérience du genre au Québec, la Coopérative de solidarité d’information des Basques rassemble parmi ses membres fondateurs une très grande partie des entreprises, organismes et institutions de la MRC des Basques. Rarement au cours de l’histoire de notre région avons-nous vu un appui aussi unanime et spontané autour d’un projet aussi prometteur !

Ce journal qui nous ressemble et qui nous rassemble permettra aux gens d’ici de connaître et de faire connaître ce qui fait la richesse de notre milieu. Véritable fer de relance de l’activité économique, sociale et culturelle, il stimulera l’achat local et le sentiment d’appartenance aux attraits et aux événements de la région. L’Horizon fournira aux citoyens un nouvel espace de discussions sur les grands enjeux de développement. Il donnera enfin sa voix à la MRC des Basques autour de la grande table du Bas-Saint-Laurent.

Un nouvel horizon se lève sur notre région.

Juin 262007
 

Six ans après la fermeture du Courrier de Trois-Pistoles, cinq ans après une première tentative pour remettre sur pied un média écrit local et deux ans après la mise en veilleuse de cette idée par les leaders du milieu, force est de constater que le développement de notre MRC continue de plafonner. Au cœur du problème se trouve, entre autres, la nécessité d’une source d’information adéquate.

Ce texte était l'éditorial figurant dans la maquette et plan d'affaires de la Coopérative de solidarité d'information des Basques, un document produit à très peu d'exemplaires en juin 2007.

Ce texte était l'éditorial figurant dans la maquette et plan d'affaires de la Coopérative de solidarité d'information des Basques, un document produit à très peu d'exemplaires en juin 2007.

Au-delà d’une nécessaire vitrine pour notre économie locale, l’information est le poumon de la démocratie et l’oxygène du développement. Pendant sept ans, ce rôle primordial aura été assumé par des médias de l’extérieur, sous le contrôle de gens d’affaires dont les investissements sont en concurrence directe avec notre économie. Il est plus que temps de renverser la vapeur et de donner un nouvel élan au développement socio-économique de notre MRC, en la dotant d’un journal digne de ce nom.

Pour réussir, l’initiative doit maintenant venir des citoyens et des groupes qui œuvrent sur le terrain, sous la forme d’une coopérative de solidarité. L’occasion est belle pour les organismes, commerçants, agriculteurs et autres gens du milieu, de prendre collectivement la parole et de s’en servir pour le bénéfice de notre coin de pays.

Comme membres de la coopérative, chacun pourra s’associer pleinement à la mission du média, participer au développement local, rejoindre directement son bassin de population et participer à la création d’une entreprise rentable à tous les niveaux.

Ce faisant, nous suivrons les traces des journaux coopératifs L’Oie blanche, de Montmagny  et Le Placoteux, du Kamouraska, qui font la preuve depuis plusieurs années de la viabilité de cette formule dans des milieux socio-économiques comparables.

Ce journal qui nous ressemble et qui nous rassemble sera le point d’un nouveau départ pour nos commerces, nos organismes, nos activités et nos citoyens. Tous rassemblés derrière ce fer de relance, nous pourrons enfin conquérir ces nombreux horizons dont on parle tant.

La ruralité au pluriel.