Montréal, journal Ensemble — Ils étaient plus de 70 citoyens, chercheurs, artistes, étudiants, philosophes et autres manifestants indignés. Ils étaient intarissables, ils parlaient du Québec, de la démocratie, du bien commun, de ce printemps québécois qui s’éveille au bruit de centaines de milliers de pas qui envahissent pacifiquement les rues pour exiger la justice sociale. Ils étaient Nous.

Plus de 70 citoyens, dont ici le musicien Martin Léon, ont pris la parole au Monument-National, le 7 avril 2012, à l'occasion de l'événement Nous? Photo: Nicolas Falcimaigne
«Nous?», cet événement de prise de parole, s’est tenu le 7 avril dernier au Monument-National, de midi à minuit. Pendant douze heures s’est exprimée l’essence de l’identité québécoise, de sa crise et de ses espoirs.
«Comment rendre visible, opérante la liberté qui nous caractérise et qui nous échappe en même temps? La révéler?» En réponse à cette question, aussi alambiquée que celle du référendum de 1995, la diversité des points de vue exprimés s’est avérée impressionnante.
La part belle a été faite au mouvement étudiant et au «Printemps érable», en vue de la grande manifestation du 22 avril. Dominic Champagne, metteur en scène et organisateur de cette dernière, ainsi que Gabriel Nadeau-Dubois, leader étudiant présent à titre personnel, ont tous deux livré d’inspirants discours. Lire la suite »