Jan 242013
 

Tatamagouche, journal Ensemble «Confiée pour toujours à la fiducie, la terre n’a plus de valeur, parce qu’elle ne peut être vendue. Elle devient comme l’air, l’eau, un bien commun.» Yuill Herbert, cofondateur de Tatamagouche Community Land Co-operative, la fiducie foncière sur laquelle est installée la ferme Waldegrave, à Tatamagouche, affirme qu’il s’agit d’une première dans les Maritimes. La célèbre ferme néoécossaise, sur laquelle se tient chaque année Tatamagouche Free School, marche ainsi sur les traces de la Ferme Cadet-Roussel en Montérégie, également sous fiducie foncière, mais sa structure est inattendue.

La fiducie foncière vise notamment à placer la terre à l’abri de la spéculation, pour les générations futures. Photo: Lucas Ayoub

La fiducie foncière vise notamment à placer la terre à l’abri de la spéculation, pour les générations futures.
Photo: Lucas Ayoub

Les fiducies foncières protègent la terre à long terme «en la sortant du marché foncier, donc de la spéculation et de la possibilité de développement. C’est un mouvement de grande ampleur aux États-Unis et au Canada anglais, où de grands organismes aident les plus petites fiducies à se mettre en place», a expliqué Jocelyn Darou, étudiant à la maîtrise en sociologie et anciennement chercheur au Groupe de réflexion et d’action sur le paysage et le patrimoine (GRAPP), lors du séminaire Les fiducies foncières agricoles – L’approche coopérative, tenu par l’Alliance de recherche université-communautés – Développement territorial et coopération (ARUC-DTC) en février 2012. Lire la suite »

Sep 262012
 

Lac-Kénogami, journal EnsembleEn complément du dossier sur le Forum coopératif du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans l’édition de septembre du journal Ensemble, voici deux entrevues sur le rôle des coopératives dans le développement régional. Langis Lavoie, coordonateur du Centre de transfert d’entreprises Saguenay-Lac-Saint-Jean, explique le fonctionnement d’un transfert d’entreprise vers une coopérative de travailleur-actionnaires et parle de l’atelier sur la relève via le modèle coopératif du 27 septembre. Louis Pilote, président de la coopérative de solidarité Lac Kéno, retrace l’historique et les principes qui ont guidé la mise sur pied d’une coopérative pour relancer un dépanneur dans la localité.

Louis Pilote, président de la coopérative de solidarité Lac Kéno, retrace l’historique et les principes qui ont guidé la mise sur pied d'une coopérative pour relancer un dépanneur dans la localité. Photo: Nicolas Falcimaigne

Louis Pilote, président de la coopérative de solidarité Lac Kéno, retrace l’historique et les principes qui ont guidé la mise sur pied d’une coopérative pour relancer un dépanneur dans la localité.
Photo: Nicolas Falcimaigne

La chronique Ensemble est une réalisation de Simon Van Vliet, dans le cadre de Mais, l’émission, sur les ondes de CISM 89,3 FM Montréal.

Elle est disponible chaque semaine pour téléchargement et diffusion libre sur toutes les radios communautaires, d’économie sociale et/ou coopératives.

Voici le lien pour la télécharger: Lire la suite »

Fév 062012
 

Rimouski, journal EnsembleFace à la crise énergétique, si les multinationales privées incarnent le statu quo, car elles détiennent des intérêts financiers dans l’exploitation des carburants fossiles, les coopératives s’investissent au contraire dans les alternatives en bioénergie.

Le guide Biocarburants ou bioénergies? Vers une solution coopérative, publié en 2011 par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), en partenariat avec la CDR Bas-Saint-Laurent/Côte-Nord, Nature Québec, la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) et la Coop Fédérée, fait état des plus récents projets en la matière. Photo: Nicolas Falcimaigne

Julien Boucher est coordonnateur Recherche et développement à la Coopérative de développement régional (CDR) Bas-Saint-Laurent/Côte-Nord, la seule dotée d’un tel service au Québec. Son mandat est de découvrir les nouvelles avenues de développement durable pour les coopératives et les communautés.

L’autonomie énergétique, selon le chercheur, implique en premier lieu une réduction de la consommation, puis une efficacité de l’énergie qui est consommée, et enfin une production avec le potentiel local, qui peut être un potentiel de biomasse, de gras animal, d’huiles végétales, de l’autoproduction etc. «On a une multitude de petites opportunités locales, qui peuvent permettre de combler une partie des besoins locaux, avec une production locale et une consommation locale, en circuit court.» Lire la suite »

Mai 142011
 
«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau.» - Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. photo : Nicolas Falcimaigne

«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau.» – Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. photo : Nicolas Falcimaigne

La présidente de Solidarité rurale du Québec n’a pas froid aux yeux. Heureusement. La coalition qui fête ses vingt ans cette année contemple avec perplexité les cadeaux du présent : gaz de schiste, pétrole, mines, crise forestière, crise agricole, crise des institutions démocratiques, le tout emballé dans un papier parfumé d’indifférence.
«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau», confie-t-elle. Lucide et déterminée, c’est sur une expérience de militantisme à la dure qu’elle fonde son idéalisme. Claire Bolduc inspire une force tranquille qui rappelle les Chartrand qui ont fait l’histoire du Québec.

Solidarité rurale, une coalition

D’entrée de jeu, elle rappelle le vaste mouvement collectif qui a donné naissance à Solidarité rurale en 1991, sous le leadership de Jacques Proulx. «On perdait entre 30 et 50 fermes par semaine, et ils se sont aperçus que c’était la ruralité au complet qui était en difficulté.»

Réunis lors des États généraux du Monde rural, des organisations variées, allant du Mouvement Desjardins à l’Union des producteurs agricoles (UPA), en passant par les commissions scolaires, ont adopté la Déclaration du monde rural et fondé la coalition Solidarité rurale du Québec.

Puis il y a eu la bataille pour le maintien des bureaux de poste de village, la bataille pour le maintien des petites écoles et pour la diversification de l’économie rurale. «Dans un contexte où on parlait de mondialisation, de globalisation, de production de masse, Solidarité rurale s’est mis à parler de produits du terroir, de produits distinctifs, de produits de niche.»

En 1997, la coalition était reconnue en tant qu’instance conseil auprès du gouvernement en matière de ruralité, ce qui a mené à l’adoption des deux premières Politiques nationales de la ruralité. Le gouvernement ne venait-il pas d’apprivoiser le chien de garde? Mme Bolduc est catégorique: «Si, pour avoir les moyens d’agir, tu te prives de ton droit de parole, tu viens de te priver de ta raison d’agir, de ta légitimité d’agir.»

Elle concède qu’il était parfois un peu dérangeant pour une commission scolaire de se faire dire par quelqu’un d’autre: «Vous ne pouvez pas fermer la dernière école de village», mais que c’est ça une coalition. «Si on s’arrête aux intérêts corporatifs et aux intérêts particuliers, on arrête de se battre pour un objectif plus grand.»

Claire Bolduc se défend bien d’être sans peur. Ce qui l’inquiète le plus, actuellement, c’est l’indifférence des citoyens. Les gens sont craintifs. Ils acceptent de perdre beaucoup collectivement, pour maintenir un petit acquis individuel. «Pour avoir des jobs pendant dix ans, on va sacrifier un territoire pour les deux cents prochaines années, s’indigne-t-elle. Le sous-sol ne nous appartient pas au Québec. On le donne notre sous-sol! Et dans ce sous-sol là, il n’y a pas que des minéraux, du gaz et des hydrocarbures, mais il y a aussi de l’eau potable. Ça, c’est la plus grande richesse qu’on a et on est en train de la scraper.»

Face au défi de se renouveler, après vingt ans de combats et de réussites, Solidarité rurale aura donc plus de fil à retordre avec l’apathie des citoyens qu’avec la recherche d’enjeux mobilisateurs, ceux-ci étant nombreux. La coalition pourra compter sur la conviction d’une femme libre et déterminée. À ses côtés, la peur fait place à la saine colère qui amène le changement.

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse. Photo: N. Falcimaigne

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, a présenté L’Écho de L’Avenir à la presse.
Photo: N. Falcimaigne

Cet article fait partie du journal spécial L’Écho de L’Avenir, réalisé dans le cadre de l’événement Ruralia et publié dans Le Devoir du samedi 14 mai 2011, organisé par Solidarité rurale du Québec (SRQ). Si le journal est un hebdo fictif inventé pour le village fictif de Saint-Ailleurs, qui était le salon de la ruralité, les articles qu’il contient sont tous de bien réels articles de journalisme indépendant portant sur des nouvelles réelles et répondant aux standards élevés de la Coopérative de journalisme indépendant.

Mai 142011
 

Au sortir d’une crise économique sans précédent, l’Amérique du Nord se relève en s’appuyant notamment sur de grands chantiers et sur l’exploitation des ressources naturelles. Quelle épingle les régions rurales peuvent-elles tirer de ce jeu qui les place au centre de l’arène? Jean-Paul Lallier, conseiller stratégique au cabinet d’avocats LKD, et John Parisella, délégué général du Québec à New-York, se partageront le panel de la Conférence nationale pour répondre à cette question. Rejoints par téléphone à quelques jours de l’événement, ils ont accepté de donner un bref aperçu de leur vision.

Aux premières loges de notre voisin du sud, John Parisella situe la lente reprise économique dans le contexte politique où le président Obama a joué ses grosses cartes en début de mandat. Les grosses réformes étaient nécessaires, mais elles sont choses du passé. La relance passe maintenant par le développement des nouvelles technologies. «En ce moment, la croissance est de l’ordre de 3% en général, mais dans le domaine des technologies de l’information, elle touche les 17%.»

Transport à grande vitesse

Un projet de transport rapide, tel que le monorail proposé par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), pourrait-il désenclaver les régions? «C’est important de regarder les transports comme un tout, avec des éléments d’intégration, souligne le diplomate. Je ne veux pas qualifier un système plus qu’un autre. Pour faire face à des besoins et aux changements climatiques, je vois le mouvement sur rail comme étant quelque chose de positif.» Sur le TGV Montréal-New-York, un sujet qui lui tient à cœur, le Délégué général parle d’un consensus qui est en train de se développer en faveur du transport de passagers par rail aux États-Unis.

L’ancien maire de Québec insiste pour sa part sur le rôle de leadership complémentaire que doivent assumer les villes. «Quand Québec se présente comme une ville d’histoire, il ne faudrait pas qu’elle oublie d’associer les territoires où il y a aussi de grands morceaux de notre histoire.»

M. Lallier affirme que, pour se développer, les régions doivent d’abord trouver leur identité. «Le côté touristique, ce n’est pas uniquement d’aligner des motels sur la route. C’est ce qu’on a à partager avec les gens qui viennent ici. Charlevoix a assumé son identité. D’autres régions se perçoivent encore à travers le potentiel d’exploitation des ressources naturelles. On revient cinquante ans en arrière.»

Ressources naturelles

C’est pourtant les grands projets d’exploitation des ressources naturelles qui sont souvent présentés comme la planche de salut des régions. Les projets miniers, hydroélectriques et éoliens sont-ils réellement structurants pour les régions? «Il suffisait qu’une compagnie dise “Je vais vous donner tant d’argent pour implanter mon éolienne sur votre terre”, et le cultivateur prenait le morceau, pensant que c’était bien bien payé pour utiliser un fond de terrain dont il ne se servait pas», s’indigne l’ancien maire pour illustrer le laisser-faire qui a caractérisé les appels d’offres en éolien. À cette approche, il oppose celle de la coopération.

Coopération

«Les régions qui se servent d’un des outils les plus traditionnels du Québec, c’est-à-dire les coopératives, défendent mieux leurs intérêts et partagent le bénéfice. Ça a toujours été pour le Québec une stratégie gagnante», rappelle-t-il en ajoutant que si on n’avait pas eu la coopération, le Québec ne serait pas devenu ce qu’il est. «La coopérative, c’est la mise en commun de ressources modestes qui, elles, constituent alors un important bassin de ressources. C’est tout le principe de la solidarité. C’est ça qu’il faut développer en région. Une des forces potentielles des régions, c’est qu’il est plus facile d’y développer des solidarités autour de projets gagnants que ça peut l’être dans le quartier Saint-Michel à Montréal, par exemple.»

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse. Photo: N. Falcimaigne

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, a présenté L’Écho de L’Avenir à la presse.
Photo: N. Falcimaigne

Cet article fait partie du journal spécial L’Écho de L’Avenir, réalisé dans le cadre de l’événement Ruralia et publié dans Le Devoir du samedi 14 mai 2011, organisé par Solidarité rurale du Québec (SRQ). Si le journal est un hebdo fictif inventé pour le village fictif de Saint-Ailleurs, qui était le salon de la ruralité, les articles qu’il contient sont tous de bien réels articles de journalisme indépendant portant sur des nouvelles réelles et répondant aux standards élevés de la Coopérative de journalisme indépendant. Sauf cet article qui en faisait la Une et qui est une fiction.

Avr 082010
 

Arrasate, journal Le Mouton NoirArrasate. C’est le nom basque de la ville où siège la coopérative Mondragon, dans la province de Gipuzkoa. Joueur important de l’économie basque et espagnole, le géant est une ville dans la ville, où les sièges de plusieurs coopératives membres poussent comme des champignons. Ici un distributeur alimentaire, là un centre de recherche et une université, les coopératives foisonnent dans cette vallée du versant sud des Pyrénées. José Luis Lafuente, responsable du modèle de gestion coopératif, nous accueille au siège social. Il confie que des milliers de visiteurs passent par le centre de gestion chaque année pour en savoir plus sur ce mouvement de développement collectif auquel aucun secteur ne semble pouvoir échapper.

Mondragon forme un complexe imposant à Arrasate. Photo: N.Falcimaigne

Mondragon, c’est 106 coopératives basques qui possèdent 129 filiales privées et qui emploient plus de 85 000 personnes, partout dans le monde. Les membres travailleurs des coopératives affiliées représentent 8 % des travailleurs industriels et 4 % du produit intérieur brut (PIB) des provinces de Bizkaia, Gipuzkoa et Alava, réunies sous la juridiction d’Euskadi, le gouvernement autonome basque. Le rapport annuel 2008 affiche un chiffre d’affaires de 16,7 milliards €, un chiffre qui devrait être revu à la baisse avec les effets de la crise. En effet, la réduction de 7 000 emplois n’apparaîtra qu’au rapport 2009, toujours en préparation. Lire la suite »

Nov 112009
 

L’économie sociale a gagné ses galons dans la MRC des Basques. Ces entreprises au visage humain ont démontré qu’elles pouvaient acquérir de l’envergure, diversifier leurs sources de financement et apporter leur contribution au développement régional. Voici un bref échantillon de 14 entreprises, identifiées par le Centre local de développement (CLD) des Basques.

La Chambre d'économie sociale des Basques organise des 5 à 7 avec présentation d'entreprise. Patricia Trinquet présente ici aux membres les services de l'Académie des Langues, dont elle assume la direction.

La Chambre d'économie sociale des Basques organise des 5 à 7 avec présentation d'entreprise. Patricia Trinquet présente ici aux membres les services de l'Académie des Langues, dont elle assume la direction.

Selon la définition du Chantier d’économie sociale, l’économie sociale regroupe l’ensemble des coopératives et des organismes à but non lucratif qui procurent des biens et des services aux membres ou à la collectivité. Leur gestion, autonome par rapport à l’État, est démocratique en impliquant les usagères et les usagers, les travailleuses et les travailleurs. La primauté des personnes et du travail sur le capital se reflète aussi dans la répartition des surplus et des revenus, selon les principes de la participation, de la prise en charge et de la responsabilité individuelle et collective. Lire la suite »

Nov 112009
 

Gaston April tourne la page sur six années passés à la présidence du Centre local de développement (CLD) des Basques. De quelles réalisations est-il le plus fier?

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

« Personnellement, je n’ai rien fait », précise-t-il d’emblée. L’équipe en place et les professionnels ont fait avancer plusieurs dossiers qui sont maintenant regroupés dans le grand projet de société que propose le Parc naturel mer, terre et Monde. Pour n’en nommer que quelques unes, Gaston April souligne la relance du Mont-Saint-Mathieu, l’implantation du miscanthus giganteus et les produits forestiers non ligneux (PFNL) à Sainte-Rita.

La force de Gaston April réside apparemment dans la conciliation et la concertation, des aptitudes qui ont fait toute la différence dans certains dossiers.

Au-delà de son engagement au CLD, Gaston April est aussi un auteur, passionné de coopération internationale.

Nov 112009
 

Bien que la Foire de l’emploi KRB ait été un succès lors des éditions de 2008 et 2009, le faible taux de participation des entreprises et des chercheurs d’emploi de la MRC des Basques a montré que cette activité ne répondait ni aux besoins ni à la réalité de notre milieu. C’est pourquoi la Table Formation de la MRC des Basques a décidé de mettre sur pied le Salon des Basques, qui se tiendra le 12 mars 2010 aux Galeries Trois-Pistoles.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Ce Salon, qui s’adresse également aux participants aux séjours exploratoires Place aux jeunes, offrira aux employeurs de la MRC des Basques l’occasion d’entrer en contact avec des employés potentiels dans un cadre répondant à leurs besoins. La formule de recrutement sera simple et dynamique. On profitera de l’événement pour présenter aux gens de la MRC les avantages et les forces de notre région. En effet, la récente réflexion sur l’établissement des jeunes dans la MRC des Basques a mis en évidence la vision négative du milieu par ses habitants.

Nancy Dionne, porte parole de l’événement, « souhaite que toute la communauté participe en grand nombre à cet événement rassembleur aux couleurs des réalités de la MRC des Basques ».

Le Salon des Basques est organisé par le Carrefour Jeunesse Emploi Rivière-du-Loup / Les Basques, le Centre local d’emploi (CLE), le Centre local de développement (CLD), la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, la Société d’aide au développement des collectivités (SADC), le Service accès emploi.

Oct 072009
 

La Conférence régionale des éluEs se réjouit de l’annonce récente du gouvernement du Québec d’investir près de 12 M$ en efficacité énergétique et en bioénergie. La CRÉ y voit un appui à sa stratégie de mise en place de 10 chaufferies centrales à la biomasse forestière, adoptée en décembre 2007.

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte a d'abord été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

« Depuis presque deux ans, la CRÉ a interpellé le gouvernement dans le but d’obtenir un appui pour l’implantation de chaufferies à la biomasse. Nous sommes heureux de constater  que le gouvernement a répondu à notre appel par la mise sur pied de ce nouveau Programme d’aide à l’utilisation de la biomasse forestière » a déclaré le président de la CRÉ, monsieur Michel Lagacé.

Dans la MRC des Basques, la biomasse représente un créneau d’avenir, notamment avec le développement de cultures de miscanthus giganteus et la valorisation des sous-produits forestiers et des résidus verts. Sur le plan énergétique, la bioénergie est un moyen pour les communautés de subvenir collectivement à leurs besoins. Selon Bertin Denis, le nouveau préfet de la MRC des Basques, le chauffage à la biomasse forestière, « c’est économique, écologique et efficace. On est en ébauche d’un projet extraordinaire pour récupérer les branches mortes, le foin, la pelouse, pour en faire des granules de chauffage. C’est une façon d’assurer l’économie énergétique des individus et c’est un circuit court. C’est quelque chose qui nous ressemble à la MRC des Basques. »

Rappelons que la CRÉ vise l’implantation d’au moins 10 chaufferies centrales à la biomasse forestière d’ici 2010 dans les communautés et institutions publiques de la région. Il y a quelques années, la Coopérative forestière de la Matapédia soulevait l’intérêt pour cette ressource, intérêt qui s’est vite propagé dans la région. Bon nombre de communautés, d’entreprises, d’institutions ou d’organismes de développement sont maintenant impliqués d’une façon ou d’une autre dans le dossier. Le Bas-Saint-Laurent est maintenant en voie de devenir un leader provincial dans le secteur de la biomasse forestière.

La principale difficulté  rencontrée en regard de la rentabilité est le coût d’acquisition des chaudières. Le nouveau programme d’aide devrait en ce sens faciliter l’implantation de chaufferies dans plusieurs communautés bas-laurentiennes.