Nov 152011
 

Saint-Alexis-des-Monts, revue Vie PédagogiqueRéussir autrement. Devant le défi de la persévérance scolaire, de la pénurie de main-d’œuvre, et de l’exode des jeunes des régions, voici la réponse proposée par les Maisons familiales rurales (MFR). Ces écoles coopératives hors du commun donnent tout son sens à l’expression selon laquelle «il faut tout un village pour éduquer un enfant». Il faut également l’investissement de toute une communauté, de toute une région, pour mettre sur pied ces institutions alternatives à l’école traditionnelle. Depuis une décennie, des pionniers travaillent d’arrache-pied pour donner vie à cette solution aux quatre coins du Québec. Nous avons visité la Maison familiale rurale de Maskinongé, à Saint-Alexis-des-Monts, en Mauricie, et celle du KRTB, à Saint-Clément, au Bas-Saint-Laurent. Rencontre avec le feu sacré.

Rencontre avec Nathan dans le corridor de l'école de la MFR de Maskinongé. Photo: N.Falcimaigne

Benoît revient de loin. «J’avais lâché à la polyvalente et travaillé un peu à la ferme. Mon boss m’a parlé de la MFR et ça m’a intéressé. Maintenant, j’ai fini mon secondaire 2 et je vais aller aux adultes l’an prochain. Je veux faire de l’entretien général d’immeubles.» Son employeur est devenu son maître de stage et il a pu retourner à l’école deux semaines sur quatre pour poursuivre sa scolarité. L’école a pris un tout autre sens; elle a désormais une utilité directe pour son travail. Benoît fait partie des onze élèves qui ont formé la première cohorte de Saint-Clément, en mars 2009. Lire la suite »

Juin 302011
 

Lelystad, journal EnsembleFlevoland, Pays-Bas. Les moulins à vent ne servent pas qu’à moudre le grain. Symbole de la Hollande, ils sont littéralement à l’origine de ce pays d’Europe du Nord, tel qu’on le connaît aujourd’hui. En fournissant l’énergie nécessaire à pomper la mer hors des marais, ils ont permis l’émergence des polders et la transformation de ce littoral humide en territoire. C’est aussi un vent d’interdépendance et de coopération qui a rendu possible la création des premiers polders dès le Moyen-âge. Il s’y bâtit depuis le XXe siècle le cœur de l’Europe économique. Quelques pas sur l’improbable Nouveau Monde du Vieux Continent.

La digue qui relie Lelystad à Enkhuizen divise en deux la mer intérieure, Zuiderzee, et constitue un axe routier important entre l’Est et l’Ouest des Pays-Bas. - Photo: N.Falcimaigne

Le musée Nieuwland de Lelystad raconte cette histoire fascinante, où l’aménagement du territoire prend son sens le plus extrême. Henk Pruntel, chercheur au musée, explique que c’est avec l’apparition de la machine à vapeur, au XIXe siècle, que de grands projets commencent à devenir réalistes. On projette alors de refermer Zuiderzee, la mer intérieure, et d’en faire émerger plusieurs polders modernes. Une énorme tempête, en 1916, et la nécessité d’améliorer la sécurité alimentaire des Pays-Bas, victimes de blocus pendant la Grande Guerre, ont insufflé la volonté politique nécessaire pour passer aux actes. Les digues seront toutefois détruites par les Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale, causant des inondations dévastatrices. Lire la suite »

Mai 142011
 
«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau.» - Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. photo : Nicolas Falcimaigne

«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau.» – Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec. photo : Nicolas Falcimaigne

La présidente de Solidarité rurale du Québec n’a pas froid aux yeux. Heureusement. La coalition qui fête ses vingt ans cette année contemple avec perplexité les cadeaux du présent : gaz de schiste, pétrole, mines, crise forestière, crise agricole, crise des institutions démocratiques, le tout emballé dans un papier parfumé d’indifférence.
«Tout ce que les ruraux ont obtenu au fil des ans, ils l’ont obtenu à force de batailles. Il n’y a jamais eu de cadeau», confie-t-elle. Lucide et déterminée, c’est sur une expérience de militantisme à la dure qu’elle fonde son idéalisme. Claire Bolduc inspire une force tranquille qui rappelle les Chartrand qui ont fait l’histoire du Québec.

Solidarité rurale, une coalition

D’entrée de jeu, elle rappelle le vaste mouvement collectif qui a donné naissance à Solidarité rurale en 1991, sous le leadership de Jacques Proulx. «On perdait entre 30 et 50 fermes par semaine, et ils se sont aperçus que c’était la ruralité au complet qui était en difficulté.»

Réunis lors des États généraux du Monde rural, des organisations variées, allant du Mouvement Desjardins à l’Union des producteurs agricoles (UPA), en passant par les commissions scolaires, ont adopté la Déclaration du monde rural et fondé la coalition Solidarité rurale du Québec.

Puis il y a eu la bataille pour le maintien des bureaux de poste de village, la bataille pour le maintien des petites écoles et pour la diversification de l’économie rurale. «Dans un contexte où on parlait de mondialisation, de globalisation, de production de masse, Solidarité rurale s’est mis à parler de produits du terroir, de produits distinctifs, de produits de niche.»

En 1997, la coalition était reconnue en tant qu’instance conseil auprès du gouvernement en matière de ruralité, ce qui a mené à l’adoption des deux premières Politiques nationales de la ruralité. Le gouvernement ne venait-il pas d’apprivoiser le chien de garde? Mme Bolduc est catégorique: «Si, pour avoir les moyens d’agir, tu te prives de ton droit de parole, tu viens de te priver de ta raison d’agir, de ta légitimité d’agir.»

Elle concède qu’il était parfois un peu dérangeant pour une commission scolaire de se faire dire par quelqu’un d’autre: «Vous ne pouvez pas fermer la dernière école de village», mais que c’est ça une coalition. «Si on s’arrête aux intérêts corporatifs et aux intérêts particuliers, on arrête de se battre pour un objectif plus grand.»

Claire Bolduc se défend bien d’être sans peur. Ce qui l’inquiète le plus, actuellement, c’est l’indifférence des citoyens. Les gens sont craintifs. Ils acceptent de perdre beaucoup collectivement, pour maintenir un petit acquis individuel. «Pour avoir des jobs pendant dix ans, on va sacrifier un territoire pour les deux cents prochaines années, s’indigne-t-elle. Le sous-sol ne nous appartient pas au Québec. On le donne notre sous-sol! Et dans ce sous-sol là, il n’y a pas que des minéraux, du gaz et des hydrocarbures, mais il y a aussi de l’eau potable. Ça, c’est la plus grande richesse qu’on a et on est en train de la scraper.»

Face au défi de se renouveler, après vingt ans de combats et de réussites, Solidarité rurale aura donc plus de fil à retordre avec l’apathie des citoyens qu’avec la recherche d’enjeux mobilisateurs, ceux-ci étant nombreux. La coalition pourra compter sur la conviction d’une femme libre et déterminée. À ses côtés, la peur fait place à la saine colère qui amène le changement.

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse. Photo: N. Falcimaigne

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, a présenté L’Écho de L’Avenir à la presse.
Photo: N. Falcimaigne

Cet article fait partie du journal spécial L’Écho de L’Avenir, réalisé dans le cadre de l’événement Ruralia et publié dans Le Devoir du samedi 14 mai 2011, organisé par Solidarité rurale du Québec (SRQ). Si le journal est un hebdo fictif inventé pour le village fictif de Saint-Ailleurs, qui était le salon de la ruralité, les articles qu’il contient sont tous de bien réels articles de journalisme indépendant portant sur des nouvelles réelles et répondant aux standards élevés de la Coopérative de journalisme indépendant.

Mai 142011
 

Au sortir d’une crise économique sans précédent, l’Amérique du Nord se relève en s’appuyant notamment sur de grands chantiers et sur l’exploitation des ressources naturelles. Quelle épingle les régions rurales peuvent-elles tirer de ce jeu qui les place au centre de l’arène? Jean-Paul Lallier, conseiller stratégique au cabinet d’avocats LKD, et John Parisella, délégué général du Québec à New-York, se partageront le panel de la Conférence nationale pour répondre à cette question. Rejoints par téléphone à quelques jours de l’événement, ils ont accepté de donner un bref aperçu de leur vision.

Aux premières loges de notre voisin du sud, John Parisella situe la lente reprise économique dans le contexte politique où le président Obama a joué ses grosses cartes en début de mandat. Les grosses réformes étaient nécessaires, mais elles sont choses du passé. La relance passe maintenant par le développement des nouvelles technologies. «En ce moment, la croissance est de l’ordre de 3% en général, mais dans le domaine des technologies de l’information, elle touche les 17%.»

Transport à grande vitesse

Un projet de transport rapide, tel que le monorail proposé par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), pourrait-il désenclaver les régions? «C’est important de regarder les transports comme un tout, avec des éléments d’intégration, souligne le diplomate. Je ne veux pas qualifier un système plus qu’un autre. Pour faire face à des besoins et aux changements climatiques, je vois le mouvement sur rail comme étant quelque chose de positif.» Sur le TGV Montréal-New-York, un sujet qui lui tient à cœur, le Délégué général parle d’un consensus qui est en train de se développer en faveur du transport de passagers par rail aux États-Unis.

L’ancien maire de Québec insiste pour sa part sur le rôle de leadership complémentaire que doivent assumer les villes. «Quand Québec se présente comme une ville d’histoire, il ne faudrait pas qu’elle oublie d’associer les territoires où il y a aussi de grands morceaux de notre histoire.»

M. Lallier affirme que, pour se développer, les régions doivent d’abord trouver leur identité. «Le côté touristique, ce n’est pas uniquement d’aligner des motels sur la route. C’est ce qu’on a à partager avec les gens qui viennent ici. Charlevoix a assumé son identité. D’autres régions se perçoivent encore à travers le potentiel d’exploitation des ressources naturelles. On revient cinquante ans en arrière.»

Ressources naturelles

C’est pourtant les grands projets d’exploitation des ressources naturelles qui sont souvent présentés comme la planche de salut des régions. Les projets miniers, hydroélectriques et éoliens sont-ils réellement structurants pour les régions? «Il suffisait qu’une compagnie dise “Je vais vous donner tant d’argent pour implanter mon éolienne sur votre terre”, et le cultivateur prenait le morceau, pensant que c’était bien bien payé pour utiliser un fond de terrain dont il ne se servait pas», s’indigne l’ancien maire pour illustrer le laisser-faire qui a caractérisé les appels d’offres en éolien. À cette approche, il oppose celle de la coopération.

Coopération

«Les régions qui se servent d’un des outils les plus traditionnels du Québec, c’est-à-dire les coopératives, défendent mieux leurs intérêts et partagent le bénéfice. Ça a toujours été pour le Québec une stratégie gagnante», rappelle-t-il en ajoutant que si on n’avait pas eu la coopération, le Québec ne serait pas devenu ce qu’il est. «La coopérative, c’est la mise en commun de ressources modestes qui, elles, constituent alors un important bassin de ressources. C’est tout le principe de la solidarité. C’est ça qu’il faut développer en région. Une des forces potentielles des régions, c’est qu’il est plus facile d’y développer des solidarités autour de projets gagnants que ça peut l’être dans le quartier Saint-Michel à Montréal, par exemple.»

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l'Avenir, a présenté L'Écho de L'Avenir à la presse. Photo: N. Falcimaigne

Paul-Albert Brousseau, garagiste et maire de Saint-Ailleurs-de-l’Avenir, a présenté L’Écho de L’Avenir à la presse.
Photo: N. Falcimaigne

Cet article fait partie du journal spécial L’Écho de L’Avenir, réalisé dans le cadre de l’événement Ruralia et publié dans Le Devoir du samedi 14 mai 2011, organisé par Solidarité rurale du Québec (SRQ). Si le journal est un hebdo fictif inventé pour le village fictif de Saint-Ailleurs, qui était le salon de la ruralité, les articles qu’il contient sont tous de bien réels articles de journalisme indépendant portant sur des nouvelles réelles et répondant aux standards élevés de la Coopérative de journalisme indépendant. Sauf cet article qui en faisait la Une et qui est une fiction.

Mai 032011
 

Québec, journal EnsembleIl se pourrait bien que nous ne vivions plus en démocratie. Voici la conclusion de l’ouvrage L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, signé Hervé Kempf, journaliste environnemental. Alors même que le dépouillement de cette élection fédérale commençait d’un océan à l’autre, M. Kempf prononçait une conférence dans la vieille Capitale, siège du Parlement provincial. Dès la publication des résultats, il nous a confié son analyse.

Loin d'être pressés d'aller suivre la soirée électorale, les participants et les participantes ont longuement échangé avec Hervé Kempf. - Photo : N.Falcimaigne

Que faut-il comprendre de l’issue de ce scrutin rocambolesque ? D’un côté, la démocratie semble avoir triomphé, avec l’élection d’un caucus néodémocrate sans précédent, poussé par une ferveur populaire ressentie dans l’ensemble du pays. Cette vague orangée a toutefois divisé le vote progressiste et ouvert la porte à l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire, qui disposera d’un pouvoir sans partage pour imposer ses politiques néolibérales radicalement opposées aux idéaux du Nouveau Parti démocratique. Lire la suite »

Mar 072011
 

Elorrio, journal Le Mouton NoirElorrio. Le vent soulève la poussière en cette fin d’après-midi. La grisaille du ciel couvert accentue le sentiment de désolation qui se dégage des façades de commerces fermés et des rues désertes de ce village pittoresque, pourtant l’un des plus jolis du Pays Basque. Est-ce l’heure de la journée, la sieste, le jour de la semaine? Cette ambiance sinistre qui nous accueille est-elle un reflet de la situation socioéconomique qui affecte l’Espagne et les quatre provinces basques situées sur son territoire?

Des enfants jouent à la pelote basque sur le fronton attenant à la mairie d'Elorrio. Sur le mur à gauche, le drapeau réclamant la libération des prisonniers basques : « Euskal presoak, etxera! » (« prisonniers basques, à la maison! »). - Photo : N.Falcimaigne

Des enfants jouent à la pelote basque sur le fronton attenant à la mairie d'Elorrio. Sur le mur à gauche, le drapeau réclamant la libération des prisonniers basques : « Euskal presoak, etxera! » (« prisonniers basques, à la maison! »). - Photo : N.Falcimaigne

Un mur de la mairie sert de fronton, et quelques enfants s’amusent sur la kantxa (terrain de pelote basque). Armés de raquettes et de balles de tennis, ils mitraillent le mur d’un feu nourri. Dans un coin du mur, un drapeau : le territoire basque. Un slogan : Euskal presoak, etxera! (« prisonniers basques, à la maison! »). Au café voisin de la mairie, nous retrouvons Julio, notre hôte, qui nous ouvrira les portes de la société basque militante et populaire, loin des rencontres protocolaires.

Nous attendons Carlos, chez qui nous logerons. Julio en profite pour nous expliquer la situation. Avec un taux de chômage de 15 %, le Pays Basque ne s’en tire pas si mal en regard des 20 % de chômeurs espagnols. La crise s’est toutefois accompagnée de tensions politiques accrues depuis que les autorités espagnoles ont interdit le parti nationaliste basque, Batasuna. Au cœur d’Hegoalde, sur le versant espagnol des Pyrénées, ce village basque de 7 000 habitants est l’un de ceux dont le jeune maire appartient à Batasuna. Son administration est tombée dans un vide juridique. Lire la suite »

Mar 052011
 

Le processus de refonte de la carte électorale, qui menaçait de faire disparaître plusieurs comtés en région, a été suspendu cet automne par le gouvernement du Québec. Quelques mois seulement pour trouver une façon de concilier représentation territoriale et représentation populaire. Le 11 février dernier, Solidarité Rurale du Québec a convié la population et les décideurs à un forum destiné à faire le tour de la question.

Les débats ont donné lieu à des échanges entre les élus de plusieurs partis politiques. - Photo: N.Falcimaigne - Photo : N.Falcimaigne

Le contexte actuel fournit une occasion favorable d’élargir le débat, selon Claire Bolduc, présidente de Solidarité Rurale, et d’envisager une réforme globale des institutions démocratiques du Québec, au-delà de la carte électorale et du mode de scrutin.

Chaque refonte de la carte électorale fait ressurgir le débat de la représentation des régions. Mais cette fois, l’impasse politique créée par la proposition de supprimer un comté libéral à la veille d’une élection complémentaire ouvre la porte à un débat auquel le gouvernement voudra prendre part et apporter des solutions. Lire la suite »

Jan 232011
 

Une demi-douzaine de jeunes bas-laurentiens ont pris la route, à la fin de novembre, direction Montréal. La délégation, organisée par la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent, se rendait au Sommet Génération d’idées (GEDI pour les intimes). Seule représentation régionale véritablement organisée, c’est surtout pour assurer que la voix des régions soit entendue que les participants y ont consacré leur fin de semaine.

Plus de 400 jeunes ont participé aux différents ateliers offerts au Sommet GEDI, en novembre 2010. - Photo: N.Falcimaigne

Depuis quelques années, les GEDI font parler d’eux à travers une revue et un blog, qui se veulent une représentation des idées de la « génération Y » mises en perspectives par des mentors renommés. L’un des trois fondateurs, Paul St-Pierre Plamondon, a entrepris une tournée du Québec pour écrire un livre (Des jeunes et l’avenir du Québec – Les rêveries d’un promeneur solitaire, éditions Les Malins). Cette démarche a trouvé son aboutissement lors du Sommet, où les jeunes de tout le Québec étaient invités à partager leurs idées et à planifier les actions qui en découlent.

Encore un sommet ?

Combien de sommets, de rassemblement de jeunes, ont parsemé ces dernières années ? Qu’est-ce que celui-ci va nous apporter de plus ? Cet énième rendez-vous des jeunes s’est distingué, au dire de plusieurs participants, par le niveau des discussions qui s’y sont déroulées. Loin d’être une « initiation à la citoyenneté », les ateliers ont donné lieu à des échanges étayés entre des jeunes qui, de toute évidence, sont fortement engagés depuis plusieurs années envers les enjeux qu’ils défendent. Tout « Y » qu’ils soient, les participants ont vu neiger. Lire la suite »

Sep 222010
 

Histoire de bien marquer le lancement de la Conférence internationale où devrait se définir un projet de société pour demain, près de cent jeunes se sont massés dans l’amphithéâtre de l’UQAR hier après-midi pour discuter de leur place dans la coopération d’aujourd’hui.

Yola Carraz, membre de la délégation des jeunes Français (OFQJ) à la Conférence internationale, a rencontré Sophie Rousseau-Loiselle, présidente de l’Alliance des jeunes coopérateurs et mutualistes du Québec. - Photo: N.Falcimaigne

Pour mettre la table, Stéphanie Borgia, directrice générale de Place aux jeunes en région, Sophie Rousseau-Loiselle, présidente de l’Alliance des jeunes coopérateurs et mutualistes du Québec, Frédéric Marcoux, président de la Fédération de la relève agricole du Québec, et François Talbot, directeur général de la Table de concertation des Forums jeunesse régionaux du Québec, ont partagé leur vision.

Yola Carraz, membre de la délégation des jeunes Français (OFQJ) à la Conférence internationale, a rencontré Sophie Rousseau-Loiselle pour lui poser quelques questions. Lire la suite »

Mar 262010
 

Baigorri, journal Le Mouton NoirMême à Trois-Pistoles, tout le monde ne connaît pas le Parc de l’aventure basque en Amérique (PABA). Ce lieu d’interprétation est pourtant la seule institution muséale au Québec qui présente une exposition permanente consacrée à la chasse à la baleine par les marins basques dans l’estuaire du Saint-Laurent. Le nouveau directeur général, Simon Vigneault, a entrepris un retour aux sources en organisant une mission exploratoire au Pays basque, qui devrait l’amener à établir des partenariats avec les institutions de ce peuple méconnu d’Europe. Pour en savoir plus sur ces jalons de l’histoire du Québec, sur la culture basque et sur la relance de cette institution culturelle bas-laurentienne, le Mouton NOIR vous présente un série d’articles en provenance du Pays basque.

Simon Vigneault, directeur du PABA, Jakes Larre, responsable multimédia à l'Institut culturel basque d'Ustaritz et Pantxoa Etchegoin, directeur de l'Institut. - Photo: Jessyca Cloutier

Ne dites pas aux Basques que leur pays est situé à la frontière franco-espagnole, ou même sur les contreforts des Pyrénées. C’est extrêmement réducteur. Ce peuple millénaire habite la côte du golfe de Gascogne depuis toujours, si bien que sa langue, l’euskara, ne s’apparente à aucune autre langue connue. Sur un territoire comparable à celui du Bas-Saint-Laurent, plus de trois millions de personnes partagent une langue et une culture uniques au monde, dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Lire la suite »