Mai 032011
 

Québec, journal EnsembleIl se pourrait bien que nous ne vivions plus en démocratie. Voici la conclusion de l’ouvrage L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, signé Hervé Kempf, journaliste environnemental. Alors même que le dépouillement de cette élection fédérale commençait d’un océan à l’autre, M. Kempf prononçait une conférence dans la vieille Capitale, siège du Parlement provincial. Dès la publication des résultats, il nous a confié son analyse.

Loin d'être pressés d'aller suivre la soirée électorale, les participants et les participantes ont longuement échangé avec Hervé Kempf. - Photo : N.Falcimaigne

Que faut-il comprendre de l’issue de ce scrutin rocambolesque ? D’un côté, la démocratie semble avoir triomphé, avec l’élection d’un caucus néodémocrate sans précédent, poussé par une ferveur populaire ressentie dans l’ensemble du pays. Cette vague orangée a toutefois divisé le vote progressiste et ouvert la porte à l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire, qui disposera d’un pouvoir sans partage pour imposer ses politiques néolibérales radicalement opposées aux idéaux du Nouveau Parti démocratique. Lire la suite »

Mar 072011
 

Elorrio, journal Le Mouton NoirElorrio. Le vent soulève la poussière en cette fin d’après-midi. La grisaille du ciel couvert accentue le sentiment de désolation qui se dégage des façades de commerces fermés et des rues désertes de ce village pittoresque, pourtant l’un des plus jolis du Pays Basque. Est-ce l’heure de la journée, la sieste, le jour de la semaine? Cette ambiance sinistre qui nous accueille est-elle un reflet de la situation socioéconomique qui affecte l’Espagne et les quatre provinces basques situées sur son territoire?

Des enfants jouent à la pelote basque sur le fronton attenant à la mairie d'Elorrio. Sur le mur à gauche, le drapeau réclamant la libération des prisonniers basques : « Euskal presoak, etxera! » (« prisonniers basques, à la maison! »). - Photo : N.Falcimaigne

Des enfants jouent à la pelote basque sur le fronton attenant à la mairie d'Elorrio. Sur le mur à gauche, le drapeau réclamant la libération des prisonniers basques : « Euskal presoak, etxera! » (« prisonniers basques, à la maison! »). - Photo : N.Falcimaigne

Un mur de la mairie sert de fronton, et quelques enfants s’amusent sur la kantxa (terrain de pelote basque). Armés de raquettes et de balles de tennis, ils mitraillent le mur d’un feu nourri. Dans un coin du mur, un drapeau : le territoire basque. Un slogan : Euskal presoak, etxera! (« prisonniers basques, à la maison! »). Au café voisin de la mairie, nous retrouvons Julio, notre hôte, qui nous ouvrira les portes de la société basque militante et populaire, loin des rencontres protocolaires.

Nous attendons Carlos, chez qui nous logerons. Julio en profite pour nous expliquer la situation. Avec un taux de chômage de 15 %, le Pays Basque ne s’en tire pas si mal en regard des 20 % de chômeurs espagnols. La crise s’est toutefois accompagnée de tensions politiques accrues depuis que les autorités espagnoles ont interdit le parti nationaliste basque, Batasuna. Au cœur d’Hegoalde, sur le versant espagnol des Pyrénées, ce village basque de 7 000 habitants est l’un de ceux dont le jeune maire appartient à Batasuna. Son administration est tombée dans un vide juridique. Lire la suite »

Mar 052011
 

Le processus de refonte de la carte électorale, qui menaçait de faire disparaître plusieurs comtés en région, a été suspendu cet automne par le gouvernement du Québec. Quelques mois seulement pour trouver une façon de concilier représentation territoriale et représentation populaire. Le 11 février dernier, Solidarité Rurale du Québec a convié la population et les décideurs à un forum destiné à faire le tour de la question.

Les débats ont donné lieu à des échanges entre les élus de plusieurs partis politiques. - Photo: N.Falcimaigne - Photo : N.Falcimaigne

Le contexte actuel fournit une occasion favorable d’élargir le débat, selon Claire Bolduc, présidente de Solidarité Rurale, et d’envisager une réforme globale des institutions démocratiques du Québec, au-delà de la carte électorale et du mode de scrutin.

Chaque refonte de la carte électorale fait ressurgir le débat de la représentation des régions. Mais cette fois, l’impasse politique créée par la proposition de supprimer un comté libéral à la veille d’une élection complémentaire ouvre la porte à un débat auquel le gouvernement voudra prendre part et apporter des solutions. Lire la suite »

Jan 232011
 

Une demi-douzaine de jeunes bas-laurentiens ont pris la route, à la fin de novembre, direction Montréal. La délégation, organisée par la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent, se rendait au Sommet Génération d’idées (GEDI pour les intimes). Seule représentation régionale véritablement organisée, c’est surtout pour assurer que la voix des régions soit entendue que les participants y ont consacré leur fin de semaine.

Plus de 400 jeunes ont participé aux différents ateliers offerts au Sommet GEDI, en novembre 2010. - Photo: N.Falcimaigne

Depuis quelques années, les GEDI font parler d’eux à travers une revue et un blog, qui se veulent une représentation des idées de la « génération Y » mises en perspectives par des mentors renommés. L’un des trois fondateurs, Paul St-Pierre Plamondon, a entrepris une tournée du Québec pour écrire un livre (Des jeunes et l’avenir du Québec – Les rêveries d’un promeneur solitaire, éditions Les Malins). Cette démarche a trouvé son aboutissement lors du Sommet, où les jeunes de tout le Québec étaient invités à partager leurs idées et à planifier les actions qui en découlent.

Encore un sommet ?

Combien de sommets, de rassemblement de jeunes, ont parsemé ces dernières années ? Qu’est-ce que celui-ci va nous apporter de plus ? Cet énième rendez-vous des jeunes s’est distingué, au dire de plusieurs participants, par le niveau des discussions qui s’y sont déroulées. Loin d’être une « initiation à la citoyenneté », les ateliers ont donné lieu à des échanges étayés entre des jeunes qui, de toute évidence, sont fortement engagés depuis plusieurs années envers les enjeux qu’ils défendent. Tout « Y » qu’ils soient, les participants ont vu neiger. Lire la suite »

Sep 222010
 

Histoire de bien marquer le lancement de la Conférence internationale où devrait se définir un projet de société pour demain, près de cent jeunes se sont massés dans l’amphithéâtre de l’UQAR hier après-midi pour discuter de leur place dans la coopération d’aujourd’hui.

Yola Carraz, membre de la délégation des jeunes Français (OFQJ) à la Conférence internationale, a rencontré Sophie Rousseau-Loiselle, présidente de l’Alliance des jeunes coopérateurs et mutualistes du Québec. - Photo: N.Falcimaigne

Pour mettre la table, Stéphanie Borgia, directrice générale de Place aux jeunes en région, Sophie Rousseau-Loiselle, présidente de l’Alliance des jeunes coopérateurs et mutualistes du Québec, Frédéric Marcoux, président de la Fédération de la relève agricole du Québec, et François Talbot, directeur général de la Table de concertation des Forums jeunesse régionaux du Québec, ont partagé leur vision.

Yola Carraz, membre de la délégation des jeunes Français (OFQJ) à la Conférence internationale, a rencontré Sophie Rousseau-Loiselle pour lui poser quelques questions. Lire la suite »

Mar 262010
 

Baigorri, journal Le Mouton NoirMême à Trois-Pistoles, tout le monde ne connaît pas le Parc de l’aventure basque en Amérique (PABA). Ce lieu d’interprétation est pourtant la seule institution muséale au Québec qui présente une exposition permanente consacrée à la chasse à la baleine par les marins basques dans l’estuaire du Saint-Laurent. Le nouveau directeur général, Simon Vigneault, a entrepris un retour aux sources en organisant une mission exploratoire au Pays basque, qui devrait l’amener à établir des partenariats avec les institutions de ce peuple méconnu d’Europe. Pour en savoir plus sur ces jalons de l’histoire du Québec, sur la culture basque et sur la relance de cette institution culturelle bas-laurentienne, le Mouton NOIR vous présente un série d’articles en provenance du Pays basque.

Simon Vigneault, directeur du PABA, Jakes Larre, responsable multimédia à l'Institut culturel basque d'Ustaritz et Pantxoa Etchegoin, directeur de l'Institut. - Photo: Jessyca Cloutier

Ne dites pas aux Basques que leur pays est situé à la frontière franco-espagnole, ou même sur les contreforts des Pyrénées. C’est extrêmement réducteur. Ce peuple millénaire habite la côte du golfe de Gascogne depuis toujours, si bien que sa langue, l’euskara, ne s’apparente à aucune autre langue connue. Sur un territoire comparable à celui du Bas-Saint-Laurent, plus de trois millions de personnes partagent une langue et une culture uniques au monde, dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Lire la suite »

Mar 032010
 

Les membres de la Délégation bas-laurentienne (DBL) ont échangé sur la coopération dans une ambiance conviviale. Photo : Sophie-Anne Morin

Dans le cadre de la Semaine de la relève coopérative, la Coopérative des Paramédics du Grand-Portage a célébré son 20e anniversaire en accueillant les membres la Délégation bas-laurentienne (DBL) de l’Alliance des jeunes coopérateurs et mutualistes du Québec.

Aussi bien les paramédics que les jeunes coopérateurs bas-laurentiens ont profité de l’occasion pour exprimer leur enthousiasme envers la formule coopérative. Selon eux, il s’agit d’une voie idéale pour aborder l’entrepreneuriat, l’engagement social et l’exercice de la citoyenneté. José Roy, président des Paramédics, insiste sur la possibilité d’exercer une « influence sur le développement de l’entreprise, sur les projets qu’on veut faire, si on est un peu visionnaire ». Pour sa part, Véronique Thibault, membre de la Délégation et de la coopérative de travail ATENA, souligne que « notre génération a des valeurs au niveau de la famille, du respect, du travail d’équipe, de la conciliation travail-famille. Tout ça se retrouve dans une coopérative ».

Sophie-Anne Morin, agente de promotion de l’entrepreneuriat collectif jeunesse à la CDR, Véronique Thibault, membre de la Délégation et José Roy, président des Paramédics, commentent l’événement:

Le texte a d'abord été publié sur Le Reportage

Le texte a d'abord été publié sur Le Reportage

L’agente de promotion de l’entrepreneuriat collectif jeunesse Sophie-Anne Morin, qui organisait l’événement, soutient que de plus en plus de jeunes prennent conscience des avantages de la formule coopérative. Ils participent ainsi à donner un nouveau visage à la région. Cet afflux de sang neuf au développement est un aspect important pour la Coopérative de développement régional (CDR) Bas-Saint-Laurent / Côte-Nord, qui soutient la Délégation. « Plusieurs coopératives ont vu le jour au cours des dernières années, surtout des coop de solidarité, une forme de coop qui semble répondre aux besoins des jeunes », poursuit Mme Morin. « La délégation bas-laurentienne exerce actuellement un leadership à l’Alliance pour améliorer la représentation des coopératives de solidarité au niveau national, afin que leur voix soit entendue entre celles des grandes fédérations. »

Ces forces vives, âgées de 18 à 35 ans se préparent à représenter la région lors du grand rendez-vous annuel du mouvement coopératif et mutualiste, qui se tiendra le 7 mars à Montréal sous le thème « Quebec.coop réalisons notre leadership ». Lors de cette rencontre, la délégation pourra élire des représentants bas-laurentiens au comité de coordination de l’Alliance, dont la présidence siège au très influent Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM). En plus de porter la voix des jeunes en si haut lieu, l’Alliance permet le réseautage et le partage d’expertise pour favoriser la réussite des projets coopératifs des jeunes de partout au Québec.

Fév 162010
 
Annonce de la consultation sur l'occupation du territoire

L'invitation a été lancée par Gilles Guimond, président de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Suzanne Tremblay, présidente de la CUR et Jean-Pierre Ouellet, vice recteur à la formation et à la recherche à l'UQAR

C’est par deux conférences de presse, l’une à Sainte-Flavie et l’autre à Saint-Modeste, hier, que La Coalition Urgence Rurale (CUR) du Bas-Saint-Laurent a annoncé la tenue d’une journée de consultation, le vendredi 5 mars prochain à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), en vue de l’adoption par le gouvernement d’une politique d’occupation du territoire. Cette consultation, intitulée Habiter le Bas-Saint-Laurent, pour un Québec fort de ses communautés, concerne aussi bien les milieux ruraux que les villes-centres et elle portera sur des questions tant socioéconomiques que culturelles et environnementales.

Des dizaines d’organismes de la région y ont été invités, y compris les municipalités. Les citoyens et citoyennes y sont également conviés en grand nombre. Lire la suite »

Déc 162009
 

La relance du projet de minicentrale sur la rivière des Trois-Pistoles, dans la MRC des Basques, a retenu l’attention de plusieurs médias nationaux au cours de l’année qui se termine. Depuis 1997, ce projet controversé a suscité plusieurs coups d’éclat qui démontrent une farouche opposition à sa réalisation. Du « siège de la rivière » à la création du premier festival environnemental au Québec, en passant par un documentaire de portée mondiale, l’idée que le développement économique ne justifie pas de harnacher une rivière fait son chemin.

Historique du projet

Le consortium privé Grade Trois-Pistoles et la MRC des Basques présentent en 2001 le projet d’une minicentrale de 3,5 MW sur la rivière des Trois-Pistoles. Le projet est alors critiqué pour les maigres retombées locales, le contrôle exercé par le privé, la faible production d’hydroélectricité et l’impact sur l’écosystème et sur le potentiel écotouristique de la rivière.

Le texte a d'abord été publié dans Le Mouton NOIR

Le texte a d'abord été publié dans Le Mouton NOIR

La mobilisation des opposants, dont le militant Mikaël Rioux, fait bientôt de la Trois-Pistoles un symbole, si bien que le gouvernement Landry annule le projet par décret gouvernemental, tout en imposant un moratoire sur le développement des minicentrales.

Grade Trois-Pistoles, qui a déjà  investi 1,5 M $, poursuit le gouvernement pour la perte des bénéfices escomptés. Le règlement hors-cour s’élève à 3,3 M $, soit 1,8 M $ de bénéfice net aux frais des contribuables québécois. Le consortium reste propriétaire des plans et devis.

La MRC, qui poursuit les démarches en vue d’un retour du programme des minicentrales, recueille en 2004 l’appui de 60 % des citoyens par référendum. En 2008, le gouvernement Charest lui donne raison avec un nouveau programme, qui limite toutefois la participation du privé à 49 %.

En janvier dernier, la MRC réaffirme son intention d’aller de l’avant, avec un nouveau partenaire privé, dès le lancement de l’appel d’offres par Hydro-Québec Distribution. Le 12 mars, Le Devoir dévoile, sous la plume de son journaliste Louis-Gilles Francoeur, plusieurs apparences de conflit d’intérêt qui mettent dans l’embarras les actionnaires de Grade Trois-Pistoles. L’un d’eux, André Boulanger, est devenu président d’Hydro-Québec Distribution.

Le Devoir cite l’ancien premier ministre Bernard Landry, selon qui « l’impact économique et énergétique de ce projet ne compensait pas les impacts visuels et environnementaux. (…) Quand on a 40 000 MW à notre disposition, on ne gaspille pas un site patrimonial pour 3 MW de plus ! ».

Le nouveau partenaire privé  se retire alors du projet, laissant la MRC seule devant un investissement estimé à 8 M $, dont les retombées escomptées sont de 480 000 $ par année pour la première décennie. Pressée de questions par les citoyens lors des rencontres d’information, la MRC révèle en septembre que Grade Trois-Pistoles demande 600 000 $ pour les plans et devis, soit beaucoup plus que le dollar symbolique évoqué par l’ancien préfet au printemps. Comme en fait état l’émission La Facture, diffusée le 8 décembre dernier sur les ondes de Radio-Canada, le maire Jean-Pierre Rioux confirme que « c’est la population qui aura à assumer le coût », s’il s’avérait plus élevé que prévu.

Démarches en cours

Le reportage de La Facture a également révélé que la MRC a retenu les services d’une filiale de la firme de génie-conseil BPR pour préparer l’offre de services en vue de déposer le projet au Programme d’achat d’électricité provenant des petites centrales. La MRC a distribué dans chaque foyer du territoire, à deux reprises, un document promotionnel. Quelques jours plus tard, elle commandait un sondage à la firme Léger Marketing afin de démontrer l’acceptabilité sociale du projet, une des conditions de l’appel d’offres.

Le nouveau préfet Bertin Denis s’est montré ouvert à consulter la population par référendum si l’offre est acceptée, sur un projet aux coûts réactualisés. La date limite de l’appel d’offres ayant été repoussée au 2 février 2010, ce n’est qu’au mois d’avril que la décision d’Hydro-Québec Distribution sera connue.

Dans l’édition de novembre du journal local L’Horizon, la MRC présente la minicentrale comme le moteur économique de son Parc naturel mer, terre et Monde, qui y est décrit par le préfet comme un « projet de société écoresponsable ».

Un festival et un film

L’opposition au projet s’est illustrée par le développement d’alternatives. La création de L’Échofête, premier festival environnemental au Québec, a démontré pendant plus de sept ans qu’il est possible de générer des retombées importantes sans minicentrale. Les organisateurs et leur porte-parole Mikaël Rioux ont capté l’attention du mouvement environnemental québécois.

Ce leadership a récemment été  couronné par le lancement de Visionnaires Planétaires, un documentaire réalisé par Sylvie Van Brabant, en coproduction avec Rapide Blanc, l’ONF et Radio-Canada. Le film présente Mikaël Rioux, jeune militant de Trois-Pistoles, qui parcourt la planète à la recherche de solutions de développement durable, ce qui l’amène à rencontrer des leaders et des groupes qui ont développé des approches novatrices impressionnantes.

Présenté en avant-première cet été à Trois-Pistoles pendant L’Échofête, Visionnaires planétaires a ouvert en première mondiale le Festival du nouveau cinéma (FNC) de Montréal le 14 octobre, avant de recevoir le grand prix du meilleur long métrage documentaire canadien au festival Planet in Focus de Toronto. Après avoir brillé parmi les 16 sélections officielles au 22e Festival international des films documentaires (IDFA) d’Amsterdam, fin novembre, il a été projeté à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague le 14 décembre. En salle à Montréal depuis le 4 décembre, il a été présenté à l’école secondaire de Trois-Pistoles le 9 et au cinéma Paraloeil de Rimouski le 10. Il sera au Clap de Québec le 18 et poursuivra ensuite sa tournée dans les régions du Québec, où chaque projection sera suivie d’une discussion avec des membres de l’équipe de réalisation. Les dates seront annoncées sur www.onf.ca/visionnairesplanetaires

Nov 142009
 

Des athlètes de haut niveau s’entraînent à Trois-Pistoles pour décrocher les plus grands honneurs. Le club de gymnastique Les Gymnoss compte cette année cinq espoirs de médailles au niveau national. Hélène Lebel, leur entraîneure, enseigne la gymnastique à une cinquantaine de jeunes filles, deux sessions par année. Elle entraîne de façon plus intense douze passionnées qui représentent le volet « Élite », dont six seront en compétition dans le circuit régional et six autres au provincial.

Le texte devrait d'abord avoir été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Le texte devrait d'abord avoir été publié dans L'Horizon, presse coopérative des Basques

Kristina Bernier, Lauralie Boudreau, Shana Fournier, Marjorie Gagné, Lauriane Gosselin et Camilia Marquis se préparent pour les compétitions régionales, tandis que d’autres se mesureront aux meilleures athlètes du circuit provincial, le 22 novembre à Montmagny, le 24 janvier à Victoriaville et le 28 mars à Trois-Rivières. Selon Mme Lebel, il faudra particulièrement surveiller Gabrielle Boucher-Denis, qui a une excellente technique au sol. Claudie Beaulieu devrait pouvoir s’appuyer sur sa grande polyvalence et gagner dans l’une ou l’autre des disciplines. Ève Bérubé sera à son meilleur aux barres asymétriques et à la poutre, tout comme Allison Gagnon-Leclerc, connue pour sa détermination et sa discipline. Émilie Roy, championne provinciale en saut, devrait bien faire dans cette discipline, et Alexane Plouffe devrait se faire remarquer par son style artistique qui la promet aux arts du cirque.

Récemment, ces jeunes ont récolté plusieurs nominations au Gala Méritas sportif de l’Unité régionale de loisir et de sport (URLS). Gabrielle Boucher-Denis, troisième au Québec au sol en 2008, a été nommée athlète de l’année et Claudie Beaulieu, qui a participé au championnat québécois par équipe, s’est vue décerner le méritas d’athlète par équipe de l’année. Le club a pour sa part été récompensé par le méritas de l’événement de l’année, pour l’organisation de la finale régionale qui s’est tenue les 18 et 19 avril 2009. Enfin, Hélène Lebel s’est méritée le titre d’entraîneur de l’année, notamment pour avoir soutenu le club de Rivière-du-loup en 2008-2009.

Hélène Lebel, entraîneure, parle du club:

« Le fonctionnement du club exige un gros investissement de la part des parents les parents », confie Édith Montambeault, secrétaire du conseil d’administration et mère de trois « gymnoss ». Loin de le regretter, elle souligne que la gymnastique permet à ses filles de développer une discipline de vie, une bonne organisation, ainsi que leur capacité de concentration. C’est un sport global, qui aide au développement physique et mental des jeunes. La participation du club aux compétitions apporte un esprit d’équipe à ce sport individuel, comme s’il s’agissait d’un sport collectif. En outre, le club permet aux athlètes de la 5e année du primaire à la fin du secondaire de s’entraîner ensemble. Souvent, les plus avancées aident les plus jeunes et représentent des modèles de vie.

Fondé en 2001 sous la forme d’un organisme sans but lucratif, le club a fait ses débuts à l’école secondaire, où la location d’un local partagé imposait une fréquente manipulation de l’équipement, avant de s’installer de façon permanente à l’ancienne salle de quilles, sur la rue Notre-Dame. Grâce aux dons provenant du milieu, récoltés par le biais d’une campagne annuelle, le club a réussi à investir près de 40 000 $ pour l’acquisition d’équipement. C’est l’un des seuls clubs de l’Est du Québec à posséder un « flipping wing » pour apprendre les fameux saltos. Le seul équipement encore manquant est le tapis pratiquable, d’une valeur allant de 26 000 $ à 42 000 $, que le club doit emprunter chaque année à Québec.

Selon Édith Montambeault, le conseil d’administration a toujours privilégié l’accèssibilité de ce sport au plus grand nombre de jeunes au moindre coût. Concilier le développement d’une élite de compétition et l’accessibilité a donc toujours représenté un défi, tout comme la capacité de recruter et de rémunérer un entraîneur. Hélène Lebel ayant amorcé une démarche de réorientation professionnelle qui pourrait l’amener à quitter la région, le club se retrouve devant le défi de trouver un nouvel entraîneur, sans avoir la capacité de le rémunérer.

D’autre part, le local actuel n’étant pas assez vaste, une éventuelle relocalisation pour répondre aux normes d’entraînement et de compétition pourrait représenter une importante hausse des coûts fixes. La Ville de Trois-Pistoles a toujours refusé d’installer un local permanent au centre culturel, invoquant la vocation culturelle de cette infrastructure.

Pour assurer le maintien du club et son développement, le manque à gagner pourrait donc représenter près du triple du budget annuel, qui s’élève actuellement à 17 000 $.