
Au cours des derniers jours, les conditions imposées par le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement se sont précisées. Selon nos sources, c’est la présence de tout «mammifère marin», qu’il soit béluga, petit rorqual ou autre, dans la zone d’exclusion de 540 m qui doit déclencher l’arrêt des travaux.
Les barges de forage peuvent être déplacées par deux remorqueurs deux fois par semaine et un seul aller-retour est permis entre le port et les barges. C’est un des deux remorqueurs qui doit assurer le transport du personnel matin et soir. Les travaux doivent se faire entre 7h et 18h.
Transcanada transgresse les règles
Le 14 septembre, plus de cinq allers-retours ont été constatés par l’observateur Mikaël Rioux, photos à l’appui. Le 17 septembre, M. Rioux a pris plus de mille photos de petits rorquals et même d’un béluga qui ont occupé la zone d’exclusion pendant la majeure partie de la journée, causant l’arrêt des travaux.
À la lumière de ces faits, des groupes de citoyens ont déposé une seconde requête en injonction pour obtenir l’arrêt définitif des travaux. La cour s’est saisie de ce dossier cette semaine.
Ces travaux donnent suite aux levés sismiques réalisés ce printemps et doivent s’échelonner sur 95 jours, à raison de cinq heures par jour, avant même la tenue d’un BAPE pour le projet d’oléoduc et de port pétrolier. Le terminal de Transcanada fait partie du projet d’oléoduc Énergie-Est, un nouveau pipeline qui doit acheminer 1,1 million de barils de pétrole de l’Ouest canadien dès 2018.
En photo: Occupation de la zone par les baleines, 17 septembre 2014

17 septembre, 14h02: un béluga entre dans la zone, marquée par une bouée jaune. Photo: Greenpeace/Mikaël Rioux

17 septembre, 14h18: le petit rorqual passe très près des barges de forage. Photo: Greenpeace/Mikaël Rioux

17 septembre, 17h22: le zodiac à pleine vitesse croise une baleine dans la zone. Photo: Greenpeace/Mikaël Rioux

17 septembre, 17h34: un petit rorqual entre dans la zone, à proximité d’une bouée. Photo: Greenpeace/Mikaël Rioux
En photo: Multiples allers-retours effectués le 14 septembre par les bateaux de Transcanada
Photos: Greenpeace/Mikaël Rioux